Décrire précisément les résultats possibles d’une
situation.
Choisir et justifier une méthode de dénombrement.
Calculer avec des factorielles et des coefficients
binomiaux.
Utiliser un dénombrement pour résoudre un problème et contrôler
sa réponse.
Un cours à parcourir en plusieurs séances. Il n’est
pas nécessaire de tout comprendre en une lecture. Commence par le
diagnostic, puis avance fiche par fiche. Écrire quelques possibilités à
la main est une vraie démarche mathématique : cela aide à comprendre la
formule qui viendra ensuite.
Cadre retenu. Ce document vise la terminale
générale, spécialité mathématiques, pour l’année scolaire 2026–2027 (bac
2027 supposé). Il s’appuie sur le programme de 2019 encore applicable à
cette rentrée. Le programme publié au Bulletin officiel du 2 avril 2026
entre en application en terminale à la rentrée 2027–2028. Les références
figurent en fin de document. Les exercices sont créés pour ce cours :
aucun n’est présenté comme un sujet officiel du bac.
Organisation conseillée. Prévoir six séances de 35 à
45 minutes, avec une pause de 5 minutes au milieu si nécessaire :
Diagnostic, ensembles, addition et multiplication ; exercices 1 à
3.
Listes, répétitions et permutations ; exercices 4 et 5.
Combinaisons, propriétés et Pascal ; exercices 6 et 7.
Parties d’un ensemble et choix de méthode ; exercices 8 et
9.
Probabilités, algorithmique ; exercices 10 et 11.
Entraînement de synthèse, correction et bilan ; exercice
12.
Les preuves peuvent être reprises dans une séance supplémentaire. Le
document séparé d’histoire (histoire.pdf) offre une mise en
perspective vivante (recommandée au bac) pour éclairer le sens de chaque
formule. Le complément sur les choix avec répétition est facultatif.
Pour chercher seule. Les énoncés et les indices sont
dans ce fascicule. Les corrections détaillées sont dans le fascicule
séparé. Essaie d’abord, puis consulte seulement l’indice correspondant.
Après correction, refais la question sans regarder.
Fiche 01 / 21
Avant de commencer : diagnostic et rappels
Durée : 10 minutes, sans note et sans calculatrice.
Ce diagnostic ne porte que sur les prérequis utiles ici. Tu peux écrire
« à revoir » et continuer. Les réponses sont dans le fascicule séparé
des corrections.
Calculer
,
puis
.
Écrire
comme un produit, puis le calculer.
Simplifier
.
Avec deux tee-shirts et trois pantalons, combien de tenues
peut-on faire ? Représenter les possibilités si cela aide.
Pour un code, AB et BA sont-ils différents ? Pour choisir une
équipe formée d’Ana et de Bilal, l’ordre des noms change-t-il l’équipe
?
Sur 8 issues équiprobables, 3 réalisent un événement. Quelle est
sa probabilité ? Que signifie « équiprobables » ?
Les rappels utiles
Priorités. On calcule les parenthèses, puis les
puissances, puis les multiplications et divisions, puis les additions et
soustractions. Ainsi
.
Puissances. Pour un entier positif
et un entier
,
est le produit de
facteurs égaux à
.
Par exemple,
.
On pose
.
Le symbole
signifie « supérieur ou égal à ».
Fractions. La barre de fraction regroupe tout le
numérateur et tout le dénominateur. On peut simplifier des facteurs
communs non nuls :
On ne supprime pas un terme à travers une addition :
,
et non
.
Entiers et résultat. Un nombre de possibilités est
un entier positif ou nul. Il peut valoir zéro si la situation est
impossible. Un dénombrement ne s’exprime pas en mètres ou en secondes :
on précise « codes », « groupes », « chemins », selon ce qui est
compté.
À retenir
Si D1 à D3 posent problème, retravailler les trois rappels avant les
factorielles. Si D4 ou D5 bloque, commencer par dessiner ou lister de
petits exemples. Si D6 bloque, poursuivre le dénombrement et reprendre
le rappel de probabilités avant la fiche correspondante. Une erreur
indique quoi travailler.
Fiche 02 / 21
Compter quoi ? Ensembles et
cardinal
Idée essentielle. Dénombrer, c’est déterminer le
nombre de résultats différents possibles, sans omission et sans compter
deux fois le même résultat. La combinatoire étudie notamment les façons
de choisir et d’ordonner des objets.
Un petit vocabulaire pour
être précis
Un ensemble est une collection d’éléments. Les
accolades servent à l’écrire :
contient trois éléments. On écrit
pour dire «
appartient à
» et
pour dire le contraire.
Le cardinal d’un ensemble fini est son nombre
d’éléments. On note
.
L’ensemble vide, noté
,
n’a aucun élément :
.
Dans un ensemble, l’ordre n’intervient pas et un élément n’apparaît
qu’une fois :
Une partie de
est un ensemble dont tous les éléments appartiennent à
.
On note
: «
est inclus dans
». Par exemple
.
L’ensemble vide et
lui-même sont aussi des parties de
.
Réunir, croiser, exclure
Considérons
et
.
La réunion
contient les éléments de
ou de
,
y compris ceux des deux.
L’intersection
contient les éléments communs.
contient les éléments de
absents de
.
Deux ensembles sont disjoints lorsque leur
intersection est vide. Si l’ensemble de tous les résultats est
et si
,
le complémentaire de
dans
est
.
Exemple expliqué
Pour former un duo parmi Ana, Bilal et Chloé, les résultats sont
:
Ana et Bilal ;
Ana et Chloé ;
Bilal et Chloé.
Il y a 3 duos.
Si l’on choisit une présidente ou un président et une secrétaire ou
un secrétaire, les rôles distinguent les résultats : Ana à la présidence
et Bilal au secrétariat n’est pas la même attribution que l’inverse. Il
y en a 6.
À retenir
Avant de calculer, écrire : « Un résultat est…». Puis donner deux
exemples et décider s’ils représentent le même résultat. Cette étape
détermine si l’ordre compte.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 03 / 21
Additionner ou multiplier ?
Additionner des
cas qui ne se recouvrent pas
Une boutique propose 4 carnets et 3 agendas différents. On choisit
un seul article, carnet ou agenda : il y a
choix.
Principe additif. Si
et
sont deux ensembles finis disjoints, alors
Pour plusieurs catégories deux à deux disjointes, on additionne leurs
cardinaux. « Deux à deux » signifie que deux catégories différentes
n’ont aucun élément en commun.
Si des éléments sont communs, ils seraient comptés
deux fois :
Par exemple, 12 élèves pratiquent la musique, 9 le théâtre et 4 les
deux. Le nombre d’élèves pratiquant au moins une de ces activités est
.
Les 4 élèves communs doivent être comptés une seule fois.
Multiplier des choix
successifs
Pour choisir un carnet et un stylo, avec 4 carnets
et 3 stylos possibles pour chaque carnet, il y a
associations.
Principe multiplicatif. Si une construction comporte
plusieurs étapes, avec un nombre fixé de possibilités à chaque étape
quel que soit le choix antérieur, on multiplie ces nombres. Les options
peuvent changer : c’est leur nombre qui doit rester le même à
l’étape considérée.
Exemple expliqué
Une formule comprend une entrée et un plat. Deux entrées sont
proposées, et chacune peut être associée à l’un des trois plats P1, P2,
P3.
P1
P2
P3
Entrée E1
(E1,P1)
(E1,P2)
(E1,P3)
Entrée E2
(E2,P1)
(E2,P2)
(E2,P3)
Chaque case est une formule complète. Deux lignes de trois cases
donnent
formules.
Si une entrée autorise 3 plats et l’autre seulement 2, il faut
séparer les deux cas :
formules. Un produit
serait faux.
À retenir
On additionne des catégories sans recouvrement ; on multiplie les
nombres de choix pour construire un résultat en plusieurs étapes. Les
mots « ou » et « et » sont des indices, pas des règles automatiques.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 04 / 21
Couples, produits
cartésiens et listes
Des positions qui ont un
rôle
Un couple est une liste de deux éléments :
.
La première et la seconde position sont distinguées. Ainsi
si
,
où
signifie « différent de ». Un triplet a trois positions. Une
-liste,
ou
-uplet,
en a
,
où
est un entier positif ou nul.
Exemple. Une taille et une couleur donnent un couple
.
Si
et
,
le produit cartésien
est l’ensemble de tous les couples dont le premier élément est dans
et le second dans
.
Pour des ensembles finis
,
les indices numérotent les ensembles et les points indiquent qu’on
poursuit de la même façon :
Les notions de couple et de produit cartésien existent aussi pour des
ensembles infinis ; ici, on ne dénombre que des ensembles finis.
Répétitions
autorisées : autant de choix à chaque position
On note
l’ensemble des
-listes
d’éléments d’un même ensemble
.
Si
possède
éléments, chaque position offre
choix :
Pour
,
il existe une unique liste vide, ce qui correspond à
.
Exemple expliqué
Un code comporte 3 chiffres choisis parmi 0, 1, 2, 3. Le zéro initial
et les répétitions sont autorisés : 003 est un code possible.
Il y a 64 codes. En écrire
quelques-uns (000, 001, 010) permet de vérifier que l’ordre et les
répétitions sont bien pris en compte.
À retenir
compte des listes de longueur
,
ordonnées, avec répétitions autorisées, choisies parmi
éléments à chaque position. Un nombre à trois chiffres, lui, ne peut pas
commencer par zéro.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 05 / 21
Listes sans répétition
et factorielles
Quand un choix enlève une
possibilité
Huit personnes participent à une course sans ex æquo. Un podium
indique la première, la deuxième et la troisième place. On ne peut pas
occuper deux places.
Après chaque choix, il
reste une personne de moins. Même si les noms disponibles changent, le
nombre de personnes restantes est fixé.
Pour
éléments distincts et
,
le nombre de
-listes
d’éléments distincts vaut
Il y a
facteurs. Le dernier est
,
car avant le
-ième
choix,
éléments ont déjà été utilisés. Ces listes sont aussi appelées
arrangements sans répétition.
La factorielle : une
écriture abrégée
Pour un entier
,
la factorielle de
,
notée
,
est
Par exemple
.
Par convention,
.
Le signe « ! » a ici un sens mathématique, ce n’est pas une
ponctuation.
Exemple expliqué
Pour retrouver le nombre de podiums, on simplifie les facteurs
communs :
On ne calcule pas les deux
grandes factorielles séparément.
À retenir
Pour
,
le nombre de listes sans répétition est
.
Pour
,
on compte la liste vide : il y en a une. Pour
,
le choix est impossible : il y a zéro liste sans répétition, et on
n’utilise pas une factorielle d’entier négatif.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 06 / 21
Permutations : ranger
tous les éléments
Idée essentielle. Une permutation est un rangement
de tous les éléments d’un ensemble fini, chacun utilisé exactement une
fois.
Exemple expliqué
Avec trois livres distincts A, B et C, les rangements en ligne sont
ABC, ACB, BAC, BCA, CAB et CBA. Il y en a 6.
Le premier emplacement offre 3 choix, le deuxième 2, et le dernier 1
:
L’énumération et le produit donnent le même résultat.
Pour
éléments distincts, il y a donc
C’est le cas
des listes sans répétition :
.
Il y a un seul rangement de zéro objet : le rangement vide.
Une
contrainte : deux livres doivent rester côte à côte
On range cinq livres distincts A, B, C, D, E sur une étagère. On veut
que A et B soient côte à côte, dans l’un ou l’autre ordre.
Regrouper A et B en un bloc. Il reste quatre objets à ranger : le
bloc, C, D, E. Cela donne
rangements.
Dans le bloc, il y a deux ordres : AB et BA.
Chaque rangement final provient d’un unique rangement des blocs
et d’un unique ordre interne : on peut multiplier sans compter deux
fois.
Contrôle.
Sans contrainte, il y aurait
rangements. Le résultat 48 est bien inférieur à 120.
Attention à ce qui est distinct. Pour les lettres du
mot MAMAN,
compterait les deux M et les deux A comme différents. Chaque mot visible
serait compté
fois, d’où
mots distincts. C’est une application du principe de correction d’un
comptage multiple, à aborder après le cas des objets distincts.
À retenir
On utilise
pour ranger en ligne
objets tous distincts. Vérifier les éventuelles contraintes avant de
calculer.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 07 / 21
Combinaisons :
choisir un groupe sans ordre
Pourquoi doit-on diviser ?
On choisit un duo parmi cinq personnes distinctes A, B, C, D, E. Si
l’on choisit une première personne puis une deuxième, on obtient
listes. Mais AB et BA donnent le même duo. Chaque duo a été compté
exactement
fois : il y a
duos.
Pour un groupe de trois, les six listes ABC, ACB, BAC, BCA, CAB, CBA
désignent toutes le même groupe
.
Chaque groupe de
personnes a exactement
ordres possibles.
Définition et formule
Pour des entiers
et
,
une combinaison de
éléments parmi
est une partie à
éléments d’un ensemble à
éléments. Son nombre est le coefficient binomial
,
lu «
parmi
». Le nombre total
est écrit en haut.
Pour
,
on peut aussi écrire
Justification. Le numérateur compte les listes sans
répétition ; la division par
retire les différents ordres de chaque même groupe.
Exemple expliqué
Une association de 8 personnes choisit 3 représentantes ou
représentants, sans attribuer de rôles. L’ordre des noms ne change pas
le groupe.
Il y a 56 groupes.
Contrôle :
redonne le nombre de listes ordonnées de trois personnes.
À retenir
Une combinaison est un choix sans ordre et sans
répétition. Si les personnes ont des rôles différents, ce n’est
plus le même objet à compter.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 08 / 21
Coefficients
binomiaux : premières propriétés
Cas à comprendre avant
de les mémoriser
Pour
,
Il y a un seul choix de zéro élément : l’ensemble vide. Il y a un seul
choix de tous les éléments : l’ensemble entier. En particulier
.
Pour
,
: choisir un élément donne
possibilités. Pour
,
On compte les couples d’éléments distincts puis on divise par les deux
ordres de chaque paire. Ainsi
.
Symétrie : choisir ou
laisser de côté
Choisir 2 personnes parmi 7 revient à désigner les 5 personnes non
choisies. À chaque choix de 2 correspond un unique choix de 5, et
inversement. On parle d’une bijection : une
correspondance un à un dans les deux sens. Pour
,
On peut aussi vérifier la formule en échangeant
et
au dénominateur. Par exemple,
La symétrie raccourcit les calculs.
Utiliser
la calculatrice après avoir choisi la méthode
La fonction de combinaison peut être notée nCr,
combinaison ou autrement selon le modèle. Vérifier dans la
notice l’ordre des arguments :
est le nombre disponible,
le nombre choisi. Contrôler d’abord sur
.
Aucun réglage degrés/radians n’intervient dans un dénombrement.
Les factorielles deviennent vite grandes ; la fonction de combinaison
évite souvent des calculs intermédiaires inutiles. Un affichage arrondi
en notation scientifique peut ne pas donner tous les chiffres de
l’entier exact. Garder une expression comme
si une valeur exacte est demandée.
À retenir
Un coefficient binomial compte des groupes : c’est un entier. Avant
de valider l’affichage, vérifier l’ordre des paramètres et le sens du
choix.
Fiche 09 / 21
La relation de
Pascal et ses deux démonstrations
Compter selon la
présence d’une personne
Pour choisir 3 personnes parmi 6, isolons Ana et distinguons deux cas
:
Ana est choisie : il reste à choisir 2 personnes parmi les 5
autres, soit
groupes.
Ana n’est pas choisie : on choisit les 3 personnes parmi les 5
autres, soit
groupes.
Les cas sont disjoints et couvrent tous les groupes :
.
Preuve générale par dénombrement. Parmi
éléments, on en distingue un. Les groupes de taille
le contenant correspondent aux groupes de taille
parmi les
autres ; ceux ne le contenant pas sont les groupes de taille
parmi ces
autres. Pour
et
,
le principe additif donne la relation de Pascal :
Preuve par le calcul
Avec les mêmes conditions, on met au dénominateur commun
.
On utilise
et
.
Le triangle de Pascal
Chaque ligne commence et finit par 1. Un coefficient intérieur est la
somme des deux coefficients de la ligne précédente situés aux colonnes
et
.
Les cases vides sont hors du domaine
.
0
1
2
3
4
5
0
1
1
1
1
2
1
2
1
3
1
3
3
1
4
1
4
6
4
1
5
1
5
10
10
5
1
Pour obtenir
,
on additionne
et
.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 10 / 21
Parties d’un
ensemble, mots binaires et chemins
Choisir ou ne pas
choisir chaque élément
Pour
,
les parties sont
Il y en a 8. Fixons l’ordre
.
On code chaque partie par trois chiffres : 1 si l’élément est choisi, 0
sinon. La partie
correspond à 101 ; l’ensemble vide correspond à 000.
Ce code est un mot binaire : une liste de symboles
choisis parmi 0 et 1. À chaque partie correspond un seul mot, et
inversement. Pour
éléments, chacun des
emplacements offre 2 choix. Ainsi,
Cela vaut aussi pour
: l’ensemble vide a une seule partie, lui-même.
Chaque niveau décide du sort d’un élément ; chaque feuille représente une partie.
Sommer
les coefficients binomiaux : une preuve à connaître
Les parties se répartissent selon leur taille : 0, 1, 2, jusqu’à
.
Ces catégories sont disjointes et contiennent toutes les parties. La
catégorie de taille
contient
parties. D’où
Le symbole
signifie ici additionner les termes pour tous les entiers
de 0 à
:
.
Pour
,
cela donne
.
À retenir
Une partie, un mot binaire et un chemin dans l’arbre codent le même
choix. Avec exactement
chiffres 1 parmi
positions, il y a
mots : on choisit les positions des 1.
Avec JavaScript, tu peux choisir chaque élément et voir le mot binaire correspondant. L’exemple 101 correspond à {a, c}.
Fiche 11 / 21
Choisir sa
méthode et traiter des contraintes
Méthode
Décrire un résultat ; décider si l’ordre compte ; vérifier si un
élément peut être réutilisé ; repérer les contraintes ; compter et
contrôler.
Objet compté
Nombre
Exemple
Liste de
éléments parmi
,
répétitions autorisées
Code avec répétitions
Liste de
éléments distincts parmi
Podium
Rangement de tous les
éléments distincts
Livres sur une étagère
Groupe de
éléments parmi
,
sans répétition
Comité sans rôles
Partie de taille quelconque d’un ensemble
à
éléments
Options activées ou non
Dans les formules sans répétition,
.
Pour
,
on suppose
.
Les cas impossibles se traitent séparément. Les groupes avec répétition
ne relèvent pas de
: voir le complément.
« Au moins un » : compter le
contraire
Un code comporte 4 chiffres de 0 à 9, zéro initial et répétitions
autorisés. On cherche les codes contenant au moins un
zéro, c’est-à-dire un, deux, trois ou quatre zéros.
Le complément évite de
séparer quatre cas. « Au moins un » ne signifie pas « exactement un ». «
Au plus deux » signifie zéro, un ou deux.
«
Exactement » : imposer les quantités dans chaque catégorie
Parmi 5 débutants et 4 confirmés, tous distincts, on veut un groupe
de 3 personnes contenant exactement 2 débutants.
On choisit 2 personnes dans la première catégorie et 1 dans la
seconde. Chaque groupe final détermine ces deux choix de façon unique.
Il ne faut pas multiplier encore par
,
car on ne distribue pas de rôles.
À retenir
Le résultat doit être entier et ne pas dépasser le nombre de
résultats sans contrainte. Une petite liste à la main aide à repérer un
double comptage.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 12 / 21
Lien avec les probabilités
Rappel : compter ne
suffit pas toujours
L’univers, noté
,
est l’ensemble des issues d’une expérience aléatoire. Un
événement
est une partie de cet univers. Sa probabilité, notée
,
est comprise entre 0 et 1.
Si l’univers est fini, non vide, et que toutes les issues ont
la même probabilité (équiprobabilité), alors
Il faut compter le même type d’objets au numérateur et au dénominateur.
Un tirage « au hasard » doit préciser le modèle permettant
l’équiprobabilité.
Exemple expliqué
Un sac contient 5 boules rouges et 3 bleues, distinguables par des
numéros. On choisit simultanément 3 boules, chaque groupe de 3 ayant la
même probabilité. Soit
l’événement « obtenir exactement 2 rouges ».
La probabilité vaut
exactement
,
soit environ
.
Le symbole
signale un arrondi ;
exprime une égalité exacte. Le résultat est bien entre 0 et 1. Compter
seulement les couleurs ne donnerait pas des issues équiprobables.
Vers la
loi binomiale : compter les positions des succès
Une épreuve de Bernoulli possède deux résultats,
appelés succès et échec. On répète
fois une telle épreuve, avec une même probabilité de succès
,
où
,
et des épreuves indépendantes : les résultats passés ne
changent pas les probabilités des suivantes.
La variable
compte le nombre de succès. Un chemin avec exactement
succès a pour probabilité
: on multiplie les probabilités le long du chemin grâce à
l’indépendance. Il y a
chemins de cette sorte, selon les positions des succès. Donc
Pour
,
et
,
les chemins sont SEE, ESE, EES :
.
Si
,
il n’y a aucun succès ; si
,
il y en a toujours
.
Cette passerelle sera reprise dans le cours de probabilités ; un tirage
sans remise ne satisfait généralement pas ces conditions.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 13 / 21
Algorithmique : construire
et vérifier
Prérequis ciblés. Une liste Python se note avec des
crochets. ligne[j] lit l’élément d’indice j,
en commençant à 0. Une boucle for répète des instructions ;
l’indentation les regroupe. range(a, b) parcourt les
entiers de a à b-1. append ajoute
un élément en fin de liste ; return renvoie le résultat
d’une fonction. Dans le code, = affecte une valeur.
Générer une ligne du
triangle de Pascal
On part de la ligne 0, contenant seulement 1. Pour passer à la
suivante, on écrit 1, puis les sommes de deux voisins, puis 1.
def ligne_pascal(n):
# n est un entier positif ou nul.
ligne = [1]
for r in range(1, n + 1):
nouvelle = [1]
for j in range(1, r):
nouvelle.append(ligne[j - 1] + ligne[j])
nouvelle.append(1)
ligne = nouvelle
return ligne
ligne_pascal(4) renvoie [1, 4, 6, 4, 1]. À
l’étape r, la nouvelle liste contient les coefficients de
la ligne r, car les bords valent 1 et les autres suivent
Pascal. On utilise une nouvelle liste pour garder intacte la ligne
précédente.
Générer toutes les
paires sans répétition
Pour objets = ["A", "B", "C", "D"], on ne retient que
les indices i < j : cela évite AA et évite de compter AB
puis BA.
def paires(objets):
resultat = []
n = len(objets) # len donne la longueur de la liste.
for i in range(n):
for j in range(i + 1, n):
resultat.append((objets[i], objets[j]))
return resultat
Il faut fournir des objets tous distincts. Le résultat contient
,
,
,
,
,
,
donc
paires. Pour les triplets, on ajoute une boucle avec un troisième indice
strictement supérieur à j.
Générer des permutations
La bibliothèque standard Python fournit
itertools.permutations :
from itertools import permutations
rangements = list(permutations(["A", "B", "C"]))
On obtient les six rangements des trois objets. Générer toutes les
possibilités ne convient qu’aux petits ensembles :
rangements !
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 14 / 21
Exercices d’apprentissage : prendre les bons
réflexes
Chercher sur une feuille séparée. Pour chaque question, écrire ce qui
est compté avant de calculer. Les indices se trouvent dans la fiche «
Indices ».
Exercice 1 –
Ensembles et recouvrement – 5 min
Compétence : traduire une réunion et éviter un double comptage.
Prérequis : ensembles, cardinal, principe additif.
On pose
et
.
a) Donner les cardinaux de
et de
.
b) Écrire
et
,
puis leurs cardinaux.
c) Expliquer pourquoi
ne compte pas correctement la réunion.
Compétence : relier parties, listes binaires et combinaisons.
Prérequis : nombre de parties et choix des positions.
Une application possède 5 options, chacune activée (1) ou désactivée
(0). Les options sont écrites dans un ordre fixé et tous les réglages
sont autorisés.
a) Quelles positions sont activées dans 01001 ?
b) Combien de réglages sont possibles ?
c) Combien activent exactement 2 options ? Au moins une option
?
d) Vérifier la réponse au total en additionnant la ligne 5 de
Pascal.
Compétence : interpréter une construction algorithmique.
Prérequis : Pascal et le rappel Python du cours.
a) Dans ligne_pascal, quelle liste est renvoyée pour
n = 0 ?
b) Décrire les étapes pour n = 3, puis additionner les
termes obtenus.
c) Pourquoi crée-t-on nouvelle au lieu de modifier
immédiatement chaque terme de ligne ?
d) Pour générer des paires parmi 5 objets distincts, pourquoi
impose-t-on j > i ? Combien de paires le programme
doit-il produire ?
Avant la synthèse. Refaire sans aide une question de
l’exercice 4 et une question de l’exercice 6. Si la formule choisie
reste incertaine, reprendre la phrase « Un résultat est…» et comparer
deux exemples.
Exercice original de synthèse, non issu d’un sujet officiel.
Compétences : modéliser, justifier, dénombrer, calculer une probabilité.
Prérequis : listes, complément, positions et épreuves
indépendantes.
Un dispositif utilise des codes de quatre chiffres, chacun choisi
parmi 0, 1, 2, 3, 4, 5. Le zéro initial et les répétitions sont
autorisés.
Partie A – Décrire et compter (environ 8 min).
A1. Donner un code possible. Combien de choix offre chaque position
?
A2. Déterminer le nombre total de codes.
A3. Déterminer le nombre de codes dont les quatre chiffres sont
distincts.
A4. En déduire le nombre de codes contenant au moins une
répétition.
Partie B – Imposer des zéros (environ 9 min).
B1. On veut exactement deux zéros. Combien de façons y a-t-il de
choisir leurs positions parmi les quatre positions ?
B2. Pour des positions des zéros fixées, combien de façons peut-on
remplir les deux autres positions ? En déduire le nombre de codes
recherchés.
B3. Déterminer le nombre de codes contenant au moins un
zéro.
B4. Un code est choisi uniformément parmi tous les codes possibles.
Calculer la probabilité qu’il contienne exactement deux zéros.
Partie C – Répéter une expérience (environ 6
min).
On génère cinq codes indépendamment, chacun uniformément parmi tous
les codes. Un succès signifie « le code contient exactement deux zéros
». On note
la probabilité calculée en B4 et
le nombre de succès parmi les cinq codes.
C1. Justifier pourquoi ces cinq générations forment une succession
d’épreuves de Bernoulli indépendantes de même probabilité de
succès.
C2. Expliquer pourquoi il existe
façons de placer deux succès parmi les cinq générations.
C3. Exprimer
à l’aide de
,
sans exiger de valeur décimale.
Rédaction attendue. Une phrase pour identifier les
objets, une justification du choix de méthode, une expression exacte,
puis une phrase-réponse. Garder environ 2 minutes pour vérifier entiers,
contraintes et probabilités.
Si tu bloques. Écrire les choix disponibles à chaque
position, même sans finir le calcul. Cette étape constitue déjà une
partie de la solution. Passer ensuite à une autre question ; noter celle
à reprendre avec l’indice.
Lire seulement l’indice nécessaire, puis revenir à sa feuille.
Diagnostic
D1 : la multiplication passe avant l’addition hors parenthèses. D2 :
l’exposant indique le nombre de facteurs. D3 : regrouper le
dénominateur. D4 : une ligne par tee-shirt. D5 : échanger les deux noms.
D6 : issues favorables divisées par issues totales, si elles ont la même
probabilité.
Exercice 1
Dans la réunion, n’écrire chaque nombre qu’une fois. Quels nombres
ont été comptés à la fois dans
et dans
?
Exercice 2
Une ligne par tee-shirt, une colonne par pantalon. Chaque case offre
ensuite le même nombre de choix de veste.
Exercice 3
Compter séparément les deux formats. Le premier caractère peut-il
être à la fois une lettre et un chiffre ?
Exercice 4
Écrire trois cases. En c), un chiffre utilisé n’est plus disponible.
En d), traiter d’abord la première case, où zéro est interdit.
Exercice 5
En c), fixer A puis ranger les livres restants. En d), remplacer A et
B par un bloc et penser à son ordre interne.
Exercice 6
Un même groupe de trois personnes peut recevoir les trois rôles de
plusieurs façons. Combien d’ordres possède-t-il ?
Exercice 7
Les bords valent 1. À l’intérieur, additionner les deux termes
appropriés de la ligne précédente. Pour d), Ana prend-elle une des deux
places ?
Exercice 8
Pour exactement deux options, choisir les positions des 1. Pour au
moins une option, retirer le réglage où tout est désactivé.
Exercice 9
« Aucun confirmé » signifie « trois débutants ». Pour d), choisir
dans chaque catégorie, multiplier dans chaque cas, puis additionner les
cas disjoints.
Exercice 10
Les issues sont des groupes de jetons numérotés, pas seulement des
couleurs. Le contraire d’« au moins un jaune » est « aucun jaune ».
Exercice 11
Écrire les listes successives sur des lignes séparées. Une nouvelle
valeur calculée doit-elle servir au calcul suivant sur la même ligne
?
Exercice 12, partie A
Pour au moins une répétition, retirer les codes dont tous les
chiffres sont distincts.
Exercice 12, partie B
Choisir d’abord les deux positions des zéros. Aux autres positions,
zéro est interdit, mais les chiffres non nuls peuvent se répéter. Pour
B3, compter d’abord les codes sans zéro.
Exercice 12, partie C
Fixer deux positions de succès, calculer la probabilité d’un tel
chemin, puis compter les chemins ayant deux succès.
Fiche 19 / 21
Bilan, erreurs utiles
et rappels différés
Repérer la nature d’une
erreur
Erreur de calcul
La méthode est correcte, mais
est mal calculé. Conserver le raisonnement, reprendre la division puis
vérifier en multipliant le résultat par 6.
Erreur de méthode
Utiliser
pour un podium alors qu’une personne ne peut pas occuper deux places.
Écrire les choix restants : 8, 7, 6.
Incompréhension de la notion
Traiter AB et BA comme deux équipes. Revenir à deux personnes
concrètes et décrire ce qui change, ou ne change pas, quand les noms
sont inversés. Pour un podium, les places changeraient le résultat.
Autres points à surveiller. Ne pas additionner des
cas qui se recouvrent sans correction ; ne pas oublier le groupe vide ;
ne pas confondre exactement et au moins ; ne pas mélanger groupes et
listes dans une fraction de probabilité ; ne pas appliquer la loi
binomiale sans vérifier les conditions de répétition.
Auto-évaluation sans note
Pour chaque affirmation, écrire « seule », « avec un indice » ou « à
reprendre ».
Je sais expliquer pourquoi un exemple exige une addition ou un
produit.
Je sais distinguer un code, un podium, un rangement et un
groupe.
Je sais simplifier une fraction de factorielles et calculer
.
Je sais expliquer la symétrie, Pascal et la somme des
coefficients.
Je sais utiliser le complément pour « au moins un ».
Je sais justifier une probabilité à partir d’issues
équiprobables.
Pour un point « à reprendre », refaire un exemple avec trois objets,
puis une question correspondante des exercices. Une formule retenue sans
son sens doit être retravaillée sur un petit cas.
Questions à reprendre sans
le cours
Le lendemain – 5 min. Pourquoi
ne compte-t-il pas les duos parmi 3 personnes ? Combien de codes de deux
chiffres binaires existe-t-il ? Expliquer
.
Indice : ordre, répétition, puis choix vide.
Trois jours après – 5 min. Parmi 6 personnes,
combien de groupes de 2 ? Combien d’attributions de deux rôles distincts
? Expliquer le rapport des deux nombres. Indice : chaque groupe a
deux ordres.
Une semaine après – 10 min. Compter les mots de
longueur 5 sur
avec exactement deux 1, puis au moins un 1. Retrouver la relation de
Pascal en distinguant les choix qui contiennent un élément donné.
Indice : positions, complément, puis deux cas disjoints.
Pour poursuivre. Refaire les exercices 6, 9 et la
synthèse A–B en justifiant les méthodes avant d’approfondir les
probabilités.
Fiche 20 / 21
Complément
facultatif : choisir avec répétition, sans ordre
Statut. Les combinaisons avec répétition sont
proposées comme approfondissement possible dans le programme retenu.
Cette fiche peut être laissée de côté lors d’une première lecture.
Un
exemple qui ne rentre pas dans la formule habituelle
On choisit 3 boules de glace parmi 2 parfums, vanille V et chocolat
C. Les parfums peuvent se répéter, et l’ordre des boules ne compte pas.
Les compositions possibles sont VVV, VVC, VCC et CCC : il y en a 4. On
ne compte ni des listes (VVC et VCV sont la même composition), ni des
parties (un parfum peut être choisi plusieurs fois).
Coder
les quantités par des étoiles et des séparateurs
Pour 3 parfums dans l’ordre fixé vanille, chocolat, fraise, le choix
de 2 vanille, 0 chocolat et 1 fraise peut être codé par
Les étoiles représentent les boules ; les deux barres séparent les trois
parfums. Deux barres voisines signifient zéro boule pour le parfum
intermédiaire. Une barre au début ou à la fin permet aussi une quantité
nulle.
En général, pour
types d’objets et
objets choisis avec répétition sans limite de stock, il faut
étoiles et
barres. Cela fait
positions. Choisir les
positions des étoiles détermine toutes les quantités et réciproquement.
Le nombre de choix est donc
Pour 3 boules parmi 2 parfums, on retrouve
.
Pour 3 boules parmi 3 parfums, on obtient
compositions.
À retenir
Cette formule suppose un ordre indifférent, des répétitions
autorisées et l’absence de limite de stock pour chaque type. Elle ne
remplace pas
pour des groupes de personnes distinctes.
Entraînement facultatif
Compétence : reconnaître un choix avec répétition. Prérequis :
codage par étoiles et barres. On choisit 2 biscuits parmi 3 sortes
disponibles sans limite de stock. Donner d’abord un choix contenant deux
biscuits de la même sorte, puis dénombrer les compositions sans tenir
compte de l’ordre. Indice : coder deux étoiles et deux barres ; la
correction figure dans le fascicule séparé.
L’animation est disponible avec JavaScript. Les explications et exemples complets restent lisibles ci-dessus.
Fiche 21 / 21
Références
Références et portée du
document
Ministère de l’Éducation nationale, programme de spécialité de
mathématiques de terminale générale, arrêté du 19 juillet 2019, Bulletin
officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019 : texte
de l’arrêté.
Ministère de l’Éducation nationale, arrêté du 26 février 2026, Bulletin
officiel no 14 du 2 avril 2026. L’article 2 fixe l’entrée
en application à la rentrée scolaire 2027–2028.
Références vérifiées pour cette version HTML le 3 octobre 2026. Si la
session de bac visée est postérieure à 2027, vérifier le programme
applicable à cette session.
Le cours couvre les objets et les propriétés de dénombrement du
programme retenu, notamment les deux preuves de Pascal et la preuve par
dénombrement de la somme des coefficients binomiaux. La fiche de
probabilités fait le lien avec un autre chapitre ; elle ne constitue pas
un cours complet sur la loi binomiale.
Version HTML adaptée de cours.pdf, avec animations pédagogiques ajoutées. Les exercices et leurs corrections conservent leur numérotation.