Corrections · Continuité des fonctions

Terminale · Spécialité mathématiques · Chapitre 09

Corrections expliquées.
Continuité des fonctions.

À consulter après une première recherche personnelle.

Commencer par le diagnosticDiagnostic · exercices · rappels

Utilisation. Cherche d’abord dans le fascicule du cours. Lis son indice si tu es bloquée, puis compare ta démarche avec la correction complète. Une réponse formulée autrement peut être correcte si elle respecte les données et si elle est justifiée. Les exercices sont des créations pédagogiques ; ils ne sont pas présentés comme des sujets officiels du baccalauréat.

Fiche 01 / 07

Diagnostic : réponses et rappels ciblés

Correction D1

On remplace xx par 22 : f(2)=22−3×2+1=4−6+1=−1.f(2)=2^2-3\times2+1=4-6+1=-1.

Correction D2

La racine impose x+1≥0x+1\geq0, donc x≥−1x\geq-1. Le dénominateur impose x−2≠0x-2\neq0, donc x≠2x\neq2. Ainsi, 𝒟g=[−1,+∞[\{2}.\boxed{\mathcal{D}_g=[-1,+\infty[\,\setminus\{2\}.}

Correction D3

La fonction x↦4x−3x\mapsto4x-3 est un polynôme, donc on peut remplacer xx par 11 : limx→1(4x−3)=4×1−3=1.\boxed{\lim_{x\to1}(4x-3)=4\times1-3=1.}

Correction D4

La formule contient x−2x-2 au dénominateur. Pour x=2x=2, elle donne une division par zéro : la formule ne définit donc pas h(2)h(2). En revanche, x2−4=(x−2)(x+2).x^2-4=(x-2)(x+2). Pour x≠2x\neq2, on pourra donc simplifier h(x)h(x) en x+2x+2. Cette simplification ne crée pas une valeur de hh en 22.

Correction D5

La fonction n’est pas définie en −3-3, car le dénominateur vaut alors zéro. Elle est une fonction rationnelle, donc elle est continue là où son dénominateur ne s’annule, c’est-à-dire sur ]−∞,−3[et]−3,+∞[.\boxed{]-\infty,-3[\,\quad\text{et}\quad]-3,+\infty[.}

Correction D6

Comme 1/n→01/n\to0 lorsque n→+∞n\to+\infty, un=2+1n→2+0=2.u_n=2+\frac1n\longrightarrow2+0=\boxed{2}.

Correction D7

La fonction qq est continue sur [0;1][0;1], et q(0)=−2<0<3=q(1).q(0)=-2<0<3=q(1). Le nombre 00 est donc une valeur intermédiaire. Le théorème des valeurs intermédiaires garantit qu’il existe au moins un c∈]0;1[c\in]0;1[ tel que q(c)=0.\boxed{q(c)=0.} On ne peut pas encore affirmer que ce cc est unique.

Correction D8

« Il existe une solution » signifie qu’au moins un nombre convient. Il peut y en avoir plusieurs. « Il existe une unique solution » signifie qu’il y en a une et une seule. Pour passer de l’existence à l’unicité, il faut une information supplémentaire, par exemple une stricte monotonie.

Point de méthodeLe diagnostic vérifie quatre bases : calculer une image, déterminer un domaine, comprendre une limite et distinguer existence et unicité. Une erreur de calcul se corrige par les étapes numériques ; une erreur de méthode demande de revenir au théorème ou à la définition utilisée.

Fiche 02 / 07

Corrections des exercices 1 à 3 : définition et continuité

Correction 1 — Valeur, limite et continuité

a) La deuxième ligne donne directement h(2)=4.\boxed{h(2)=4.}

b) Pour xx proche de 22, avec x≠2x\neq2, on utilise h(x)=x+2h(x)=x+2. Donc limx→2h(x)=limx→2(x+2)=4.\lim_{x\to2}h(x)=\lim_{x\to2}(x+2)=4.

c) La fonction est définie en 22, et la limite vaut la valeur au point : limx→2h(x)=h(2)=4.\lim_{x\to2}h(x)=h(2)=4. Ainsi, h est continue en 2.\boxed{h\text{ est continue en }2.}

Correction 2 — Domaine et fonctions usuelles

a) ff est un polynôme. Il est défini et continu sur tout ℝ\mathbb{R} : 𝒟f=ℝ,f est continue sur ℝ.\boxed{\mathcal{D}_f=\mathbb{R},\qquad f\text{ est continue sur }\mathbb{R}.}

b) Pour gg, le dénominateur impose x−4≠0x-4\neq0, donc x≠4x\neq4. Ainsi, 𝒟g=ℝ\{4}=]−∞,4[∪]4,+∞[.\mathcal{D}_g=\mathbb{R}\setminus\{4\}=]-\infty,4[\,\cup\,]4,+\infty[. Comme c’est un quotient de polynômes, gg est continue sur chacun de ces deux intervalles : g est continue sur ]−∞,4[ et ]4,+∞[.\boxed{g\text{ est continue sur }]-\infty,4[\text{ et } ]4,+\infty[.}

c) La racine impose 3x−6≥0⇔x≥2.3x-6\geq0\quad\Longleftrightarrow\quad x\geq2. Donc 𝒟h=[2,+∞[\mathcal{D}_h=[2,+\infty[. La fonction x↦3x−6x\mapsto3x-6 est un polynôme continu et la racine carrée est continue sur [0,+∞[[0,+\infty[. Par composition, h est continue sur [2,+∞[.\boxed{h\text{ est continue sur }[2,+\infty[.}

Correction 3 — Raccorder deux morceaux

a) Comme 1≤11\leq1, on utilise la première formule : fa(1)=2×1+1=3.f_a(1)=2\times1+1=3. La limite à gauche utilise aussi cette formule : limx→1−fa(x)=limx→1−(2x+1)=3.\lim_{x\to1^-}f_a(x)=\lim_{x\to1^-}(2x+1)=3. À droite, on utilise x2+ax^2+a : limx→1+fa(x)=12+a=1+a.\lim_{x\to1^+}f_a(x)=1^2+a=1+a.

b) La continuité en 11 exige l’égalité des trois nombres. Il faut donc 1+a=3⇔a=2.1+a=3\quad\Longleftrightarrow\quad\boxed{a=2}.

c) Pour a=2a=2, chaque morceau est un polynôme, donc est continu sur son intervalle. Le seul point de raccord est 11, et les deux limites ainsi que la valeur y valent 33. La fonction est donc continue sur ℝ\mathbb{R}.

Fiche 03 / 07

Corrections des exercices 4 et 5 : valeurs intermédiaires

Correction 4 — Existence d’une solution

a) f(x)=x3−2x−1f(x)=x^3-2x-1 est un polynôme. Il est donc continu sur ℝ\mathbb{R}, en particulier sur [1;2][1;2].

b) f(1)=1−2−1=−2,f(2)=8−4−1=3.f(1)=1-2-1=-2, \qquad f(2)=8-4-1=3.

c) La fonction est continue sur [1;2][1;2], et f(1)=−2<0<3=f(2).f(1)=-2<0<3=f(2). Le nombre 00 est donc compris entre f(1)f(1) et f(2)f(2). Le théorème des valeurs intermédiaires donne l’existence d’un réel c∈]1;2[c\in]1;2[ tel que f(c)=0.\boxed{f(c)=0.}

d) Non. Le théorème garantit au moins une solution, mais il ne dit pas qu’il n’y en a qu’une. Il faut étudier les variations ou disposer d’une autre information sur ff.

Correction 5 — Existence et unicité

a) f′(x)=3x2−2.f'(x)=3x^2-2. Sur [1;2][1;2], on a x≥1x\geq1, donc x2≥1x^2\geq1. Par conséquent, f′(x)=3x2−2≥3−2=1>0.f'(x)=3x^2-2\geq3-2=1>0.

b) Comme f′(x)>0f'(x)>0 sur [1;2][1;2], la fonction ff est strictement croissante sur cet intervalle.

c) Une fonction strictement croissante prend une valeur donnée au plus une fois. L’exercice 4 a déjà établi l’existence d’une solution ; il y a donc exactement une solution dans [1;2][1;2] : l’équation f(x)=0 possède une unique solution dans [1;2].\boxed{\text{l'équation }f(x)=0\text{ possède une unique solution dans }[1;2].}

d) On calcule f(1,6)=1,63−2×1,6−1=4,096−3,2−1=−0,104<0,\begin{aligned} f(1{,}6)&=1{,}6^3-2\times1{,}6-1\\ &=4{,}096-3{,}2-1\\ &=-0{,}104<0, \end{aligned} et f(1,7)=1,73−2×1,7−1=4,913−3,4−1=0,513>0.\begin{aligned} f(1{,}7)&=1{,}7^3-2\times1{,}7-1\\ &=4{,}913-3{,}4-1\\ &=0{,}513>0. \end{aligned} Comme ff est croissante et s’annule en cc, 1,6<c<1,7.\boxed{1{,}6<c<1{,}7.}

Fiche 04 / 07

Corrections des exercices 6 à 8 : dichotomie et suites

Correction 6 — Premières étapes d’une dichotomie

a) f(0)=−1<0,f(1)=1>0.f(0)=-1<0, \qquad f(1)=1>0. La fonction ff est un polynôme, donc continue sur [0;1][0;1]. Le théorème des valeurs intermédiaires garantit une solution dans ]0;1[]0;1[.

b) Le milieu de [0;1][0;1] est m=0+12=0,5.m=\frac{0+1}{2}=0{,}5. On calcule f(0,5)=0,53+0,5−1=0,125+0,5−1=−0,375<0.f(0{,}5)=0{,}5^3+0{,}5-1=0{,}125+0{,}5-1=-0{,}375<0. Le changement de signe est donc entre 0,50{,}5 et 11. Le nouvel intervalle est [0,5;1][0{,}5;1].

c) Les étapes suivantes sont :

Étape Intervalle de départ Milieu Intervalle conservé
1 [0,5;1][0{,}5;1] 0,750{,}75, image positive [0,5;0,75][0{,}5;0{,}75]
2 [0,5;0,75][0{,}5;0{,}75] 0,6250{,}625, image négative [0,625;0,75][0{,}625;0{,}75]
3 [0,625;0,75][0{,}625;0{,}75] 0,68750{,}6875, image positive [0,625;0,6875][0{,}625;0{,}6875]

Il reste bien un changement de signe aux extrémités de chaque intervalle.

d) L’intervalle initial a pour longueur 11. Après quatre étapes, sa longueur vaut 124=0,0625.\frac{1}{2^4}=\boxed{0{,}0625}. Dans le tableau, après quatre milieux testés, l’intervalle est par exemple [0,625;0,6875][0{,}625;0{,}6875], dont la longueur est 0,06250{,}0625.

Correction 7 — Image d’une suite convergente

a) Comme 1/n→01/n\to0, un=3−1n→3.u_n=3-\frac1n\longrightarrow3.

b) f(x)=x2−2x+5f(x)=x^2-2x+5 est un polynôme. Il est donc continu sur ℝ\mathbb{R}, en particulier en 33.

c) Première méthode. Par le théorème sur l’image d’une suite convergente, f(un)→f(3)=32−2×3+5=9−6+5=8.f(u_n)\longrightarrow f(3)=3^2-2\times3+5=9-6+5=\boxed{8}.

Deuxième méthode. On développe directement : f(un)=(3−1n)2−2(3−1n)+5=9−6n+1n2−6+2n+5=8−4n+1n2.\begin{aligned} f(u_n) &=\left(3-\frac1n\right)^2-2\left(3-\frac1n\right)+5\\ &=9-\frac6n+\frac1{n^2}-6+\frac2n+5\\ &=8-\frac4n+\frac1{n^2}. \end{aligned} Comme 1/n→01/n\to0 et 1/n2→01/n^2\to0, cette expression tend vers 88, ce qui confirme le premier résultat.

Correction 8 — Suite définie par récurrence

On pose f(x)=x+43f(x)=\dfrac{x+4}{3}.

a) Stabilité de l’intervalle. Si x∈[0;2]x\in[0;2], alors 4≤x+4≤6.4\leq x+4\leq6. En divisant par 3>03>0, 43≤f(x)≤2.\frac43\leq f(x)\leq2. Donc f(x)∈[0;2]f(x)\in[0;2]. L’intervalle [0;2][0;2] est stable et, comme u0=0∈[0;2]u_0=0\in[0;2], on a un∈[0;2]u_n\in[0;2] pour tout nn.

b) Variation. Pour x∈[0;2]x\in[0;2], f(x)−x=x+43−x=4−2x3≥0.f(x)-x=\frac{x+4}{3}-x=\frac{4-2x}{3}\geq0. Ainsi un+1−un=f(un)−un≥0u_{n+1}-u_n=f(u_n)-u_n\geq0. La suite est croissante. Comme un∈[0;2]u_n\in[0;2], elle est majorée par 22.

c) Limite. Une suite croissante et majorée converge ; notons sa limite ℓ\ell. La fonction ff est affine, donc continue sur ℝ\mathbb{R}. On peut passer à la limite dans un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) : ℓ=ℓ+43.\ell=\frac{\ell+4}{3}. Donc 3ℓ=ℓ+4⇔2ℓ=4⇔ℓ=2.3\ell=\ell+4 \quad\Longleftrightarrow\quad 2\ell=4 \quad\Longleftrightarrow\quad \boxed{\ell=2}.

Fiche 05 / 07

Correction de l’exercice 9 : problème de température

Correction 9 — Problème : une température

a) T(t)=18+4t−0,2t2T(t)=18+4t-0{,}2t^2 est un polynôme en tt. Elle est donc continue sur ℝ\mathbb{R}, et en particulier sur [0;10][0;10].

b) T(0)=18,T(10)=18+4×10−0,2×102=18+40−20=38.T(0)=18, \qquad T(10)=18+4\times10-0{,}2\times10^2=18+40-20=38. Le nombre 3030 est compris entre 1818 et 3838. Par continuité et d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe au moins un instant t∈]0;10[t\in]0;10[ tel que T(t)=30T(t)=30.

c) La dérivée est T′(t)=4−0,4t.T'(t)=4-0{,}4t. Pour 0≤t≤100\leq t\leq10, on a 0≤0,4t≤40\leq0{,}4t\leq4, donc T′(t)≥0T'(t)\geq0. Elle est même strictement positive pour 0≤t<100\leq t<10. La fonction TT est donc strictement croissante sur [0;10][0;10]. Elle prend la valeur 3030 au plus une fois. Avec l’existence obtenue en b), il y a exactement un tel instant.

d) T(3)=18+12−0,2×9=30−1,8=28,2<30,T(4)=18+16−0,2×16=34−3,2=30,8>30.\begin{aligned} T(3)&=18+12-0{,}2\times9=30-1{,}8=28{,}2<30,\\ T(4)&=18+16-0{,}2\times16=34-3{,}2=30{,}8>30. \end{aligned} Comme TT est croissante, l’instant t0t_0 recherché vérifie 3<t0<4.\boxed{3<t_0<4.} La température atteint donc 30∘C30\,^{\circ}\mathrm{C} entre la troisième et la quatrième heure de l’expérience.

Fiche 06 / 07

Correction de l’exercice 10 : synthèse

Correction 10 — Synthèse : discuter une équation

On pose F(x)=x2+1x+1,I=[0;2].F(x)=\frac{x^2+1}{x+1}, \qquad I=[0;2].

a) Sur II, x≥0x\geq0, donc x+1≥1>0x+1\geq1>0. Le dénominateur ne s’annule pas. Comme FF est un quotient de polynômes, elle est continue sur II.

b) F(0)=02+10+1=1,F(2)=22+12+1=53.F(0)=\frac{0^2+1}{0+1}=1, \qquad F(2)=\frac{2^2+1}{2+1}=\frac53. Pour tout m∈[1;5/3]m\in[1;5/3], le nombre mm est compris entre F(0)F(0) et F(2)F(2). Le théorème des valeurs intermédiaires garantit donc au moins une solution de F(x)=mF(x)=m dans [0;2][0;2] : 1≤m≤53.\boxed{1\leq m\leq\frac53.} Pour m=1m=1 ou m=5/3m=5/3, la solution est déjà une extrémité possible ; pour une valeur strictement comprise, le théorème donne une solution dans ]0;2[]0;2[.

c) Avec la règle du quotient, F′(x)=2x(x+1)−(x2+1)×1(x+1)2=2x2+2x−x2−1(x+1)2=x2+2x−1(x+1)2.\begin{aligned} F'(x) &=\frac{2x(x+1)-(x^2+1)\times1}{(x+1)^2}\\ &=\frac{2x^2+2x-x^2-1}{(x+1)^2}\\ &=\frac{x^2+2x-1}{(x+1)^2}. \end{aligned} Le dénominateur est strictement positif sur II. Le numérateur x2+2x−1x^2+2x-1 s’annule en x=−1±2.x=-1\pm\sqrt2. La seule racine située dans [0;2][0;2] est r=−1+2r=-1+\sqrt2. Ainsi, F′F' est négative sur [0;r[[0;r[, nulle en rr, puis positive sur ]r;2]]r;2]. La fonction FF décroît puis croît ; elle atteint donc un minimum en rr et n’est pas strictement monotone sur tout II.

Si m∈]1;5/3[m\in]1;5/3[, alors m>F(0)=1m>F(0)=1. Sur la partie [0;r][0;r], on a F(x)≤F(0)=1F(x)\leq F(0)=1, donc il n’y a aucune solution. Sur [r;2][r;2], la fonction est strictement croissante et mm est compris entre F(r)F(r) et F(2)=5/3F(2)=5/3 ; il y a donc exactement une solution. Ainsi, pour les valeurs strictement comprises entre F(0)F(0) et F(2)F(2), la solution est unique.\boxed{\text{unique}.}

Il faut néanmoins éviter de conclure à l’unicité pour toutes les valeurs de mm comprises entre le minimum et F(2)F(2) : certaines valeurs, comme m=1m=1, peuvent avoir deux antécédents.

d) Pour m=1m=1, le dénominateur x+1x+1 est non nul sur II. On peut multiplier l’équation par x+1x+1 : x2+1x+1=1⇔x2+1=x+1⇔x2−x=0⇔x(x−1)=0.\begin{aligned} \frac{x^2+1}{x+1}=1 &\Longleftrightarrow x^2+1=x+1\\ &\Longleftrightarrow x^2-x=0\\ &\Longleftrightarrow x(x-1)=0. \end{aligned} Les solutions sont x=0x=0 et x=1x=1, toutes deux dans [0;2][0;2]. Il y a donc bien deux solutions, ce qui confirme qu’une fonction continue n’est pas forcément injective : 𝒮[0;2]={0;1}.\boxed{\mathcal{S}_{[0;2]}=\{0;1\}.}

Fiche 07 / 07

Corrections du rappel différé

Correction R1

La fonction n’est pas définie en 11, car le dénominateur s’annule. Pour x≠1x\neq1, g(x)=(x−1)(x+1)x−1=x+1.g(x)=\frac{(x-1)(x+1)}{x-1}=x+1. Par conséquent, limx→1g(x)=2.\lim_{x\to1}g(x)=2. Mais g(1)g(1) n’existe pas. La condition « fonction définie au point » n’est pas satisfaite : g n’est pas continue en 1.\boxed{g\text{ n'est pas continue en }1.}

Correction R2

On a f(0)=0+1=1.f(0)=0+1=1. À gauche, limx→0−f(x)=1.\lim_{x\to0^-}f(x)=1. À droite, limx→0+f(x)=2×0+a=a.\lim_{x\to0^+}f(x)=2\times0+a=a. La continuité en 00 impose a=1a=1. Donc a=1.\boxed{a=1.} Pour cette valeur, les deux morceaux sont des polynômes et se raccordent continûment en 00, donc la fonction est continue sur ℝ\mathbb{R}.

Correction R3

Avant d’appliquer le théorème des valeurs intermédiaires à f(x)=kf(x)=k, il faut identifier l’intervalle fermé [a;b][a;b], vérifier que ff est continue sur cet intervalle et vérifier que kk est compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b). On peut alors conclure qu’il existe un c∈[a;b]c\in[a;b] tel que f(c)=kf(c)=k. Pour l’unicité, il faut ensuite une information supplémentaire, par exemple la stricte monotonie.

Correction R4

Si un→ℓu_n\to\ell et si ff est continue en ℓ\ell, alors f(un)→f(ℓ).f(u_n)\to f(\ell). Or un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), et le décalage d’un rang ne change pas la limite d’une suite convergente : un+1→ℓu_{n+1}\to\ell. On obtient donc ℓ=f(ℓ).\boxed{\ell=f(\ell).} Cette équation est seulement nécessaire. Une suite peut ne pas converger, ou bien avoir plusieurs comportements possibles selon son premier terme, même si l’équation des points fixes possède des solutions. Il faut d’abord établir la convergence par un encadrement, une monotonie ou un autre argument.

Point de méthodeUne correction complète doit faire apparaître la condition utilisée, le calcul, puis la phrase qui interprète le résultat. Pour une équation, écrire séparément « existence », « unicité » et « encadrement » évite de leur attribuer le même rôle.