Continuité

Terminale · Spécialité mathématiques · Chapitre 09

Continuité.
Des valeurs qui évoluent sans saut.

Comprendre la continuité et le théorème des valeurs intermédiaires.

Commencer le diagnostic8 fiches · 10 exercicesÀ ton rythme

Objectifs

  • Expliquer ce que signifie « une fonction est continue » en un point ou sur un intervalle.
  • Justifier la continuité d’une fonction construite à partir de fonctions usuelles, et utiliser le lien entre dérivabilité et continuité.
  • Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour établir l’existence, l’unicité et un encadrement d’une solution de f(x)=kf(x)=k.
  • Comprendre la dichotomie et utiliser la continuité pour étudier une suite définie par un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n).

Cadre du chapitre. Ce fascicule est conçu pour une préparation au baccalauréat général avec l’enseignement de spécialité mathématiques. Pour la session 2027, le texte de référence est le programme publié au Bulletin officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019. Il contient la continuité en un point et sur un intervalle, le lien « dérivable donc continue », l’image d’une suite convergente par une fonction continue, le théorème des valeurs intermédiaires et le cas des fonctions continues strictement monotones.

Un nouveau programme a été publié au Bulletin officiel no 14 du 2 avril 2026. Il entrera en application en classe de terminale à la rentrée 2027–2028 et reprend ces notions, avec notamment la dichotomie et l’étude de la suite un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) lorsque ff est continue d’un intervalle dans lui-même. Le programme précise que la justification théorique de la continuité sur un intervalle n’est pas un objectif : on s’appuie donc sur les fonctions usuelles et les règles connues, sans développer une théorie plus avancée. Les exercices de ce fascicule sont créés pour l’apprentissage ; ils ne sont pas des sujets officiels.

Les textes institutionnels sont accessibles dans le BO spécial no 8 de 2019 et le BO no 14 de 2026.

Organisation conseillée. Prévoir quatre à six séances de 35 à 45 minutes, avec une pause courte :

  1. diagnostic, limites et intuition de la continuité ;

  2. continuité en un point, sur un intervalle et opérations ;

  3. théorème des valeurs intermédiaires, existence et unicité ;

  4. encadrement et méthode de dichotomie ;

  5. suites définies par récurrence et exercices de synthèse ;

  6. rappel différé et reprise des points encore fragiles.

Les exercices sont dans ce fascicule avec leurs indices. Les corrections détaillées sont dans le fascicule séparé corrections.pdf. Cherche d’abord seule, consulte l’indice si nécessaire, puis seulement la correction.

Fiche 01 / 08

Avant de commencer : diagnostic et rappels

Durée indicative : 12 à 15 minutes, sans note et sans calculatrice. Ce diagnostic sert à repérer les gestes à reprendre, pas à attribuer une note. Si une question bloque, écrire simplement « à revoir » et continuer. Les réponses sont dans le fascicule séparé des corrections.

  1. Pour f(x)=x2−3x+1f(x)=x^2-3x+1, calculer f(2)f(2).

  2. Déterminer l’ensemble de définition de g(x)=x+1x−2g(x)=\dfrac{\sqrt{x+1}}{x-2}.

  3. Calculer lim⁡x→1(4x−3)\displaystyle\lim_{x\to1}(4x-3).

  4. Pour h(x)=x2−4x−2h(x)=\dfrac{x^2-4}{x-2}, expliquer pourquoi la formule ne permet pas de calculer h(2)h(2), puis factoriser le numérateur.

  5. La fonction p(x)=1x+3p(x)=\dfrac{1}{x+3} est-elle définie en x=−3x=-3 ? Sur quels intervalles son expression est-elle régulière ?

  6. La suite un=2+1nu_n=2+\dfrac1n, pour n≥1n\geq1, converge-t-elle ? Si oui, vers quel nombre ?

  7. Une fonction continue sur [0;1][0;1] vérifie q(0)=−2q(0)=-2 et q(1)=3q(1)=3. Que peut-on affirmer à propos de l’équation q(x)=0q(x)=0 sur [0;1][0;1] ?

  8. Quelle différence y a-t-il entre « il existe une solution » et « il existe une unique solution » ?

Corrections du diagnostic →

Les prérequis indispensables

Ensemble de définition. Une fonction ne peut être utilisée que pour les nombres autorisés par sa formule. Il est interdit de diviser par zéro et le nombre sous une racine carrée doit être positif ou nul. Par exemple, pour

g(x)=x+1x−2,g(x)=\frac{\sqrt{x+1}}{x-2},

il faut x+1≥0x+1\geq0 et x−2≠0x-2\neq0. Ainsi,

𝒟g=[−1,+∞[\{2}.\mathcal{D}_g=\left[-1,+\infty\right[\,\setminus\{2\}.

Limite et valeur. La valeur f(a)f(a) concerne le point aa. La limite lim⁡x→af(x)\lim_{x\to a}f(x) décrit ce que deviennent les valeurs lorsque xx se rapproche de aa, sans nécessairement prendre x=ax=a. Une limite peut exister même si f(a)f(a) n’existe pas.

Calcul littéral. Pour transformer une expression, il faut notamment connaître x2−a2=(x−a)(x+a),(a+b)2=a2+2ab+b2.x^2-a^2=(x-a)(x+a), \qquad (a+b)^2=a^2+2ab+b^2. On ne simplifie un facteur dans une fraction qu’après avoir signalé la condition qui le rend non nul.

Dérivée et variations. La dérivée f′(x)f'(x) mesure la variation instantanée. Si f′(x)>0f'(x)>0 sur un intervalle, ff y est strictement croissante ; si f′(x)<0f'(x)<0, elle y est strictement décroissante. Cette information servira à établir l’unicité d’une solution.

Suites convergentes. Si unu_n se rapproche d’un nombre ℓ\ell, on écrit lim⁡n→+∞un=ℓ\lim_{n\to+\infty}u_n=\ell. Par exemple, limn→+∞(2+1n)=2.\lim_{n\to+\infty}\left(2+\frac1n\right)=2.

À retenirAvant d’étudier la continuité, vérifier le domaine, distinguer la valeur f(a)f(a) de la limite en aa, et repérer si une dérivée ou une suite intervient.

Fiche 02 / 08

1. Comprendre la continuité en un point

L’idée essentielle : pas de saut au voisinage du point

Dans la vie courante, une évolution continue se fait sans saut : une aiguille peut se déplacer progressivement d’une position à une autre. Pour une fonction, on utilise cette image avec prudence : lorsque xx se rapproche de aa, les valeurs f(x)f(x) doivent se rapprocher de la valeur f(a)f(a).

Prenons f(x)=2x+1f(x)=2x+1 et a=1a=1. Pour des abscisses proches de 11, on obtient : x0,90,9911,011,1f(x)2,82,9833,023,2\begin{array}{c|ccccc} x&0{,}9&0{,}99&1&1{,}01&1{,}1\\ \hline f(x)&2{,}8&2{,}98&3&3{,}02&3{,}2 \end{array} Les valeurs se rapprochent de 33, qui est précisément f(1)f(1). La courbe ne présente pas de trou ni de saut au point d’abscisse 11.

Continuité en a-2-11231234af(a)pas de saut ni de trou
Figure 1. Une courbe continue se rapproche du point de coordonnées (a;f(a)) lorsque x se rapproche de a.

Définition en un point

Soit ff une fonction définie au voisinage d’un réel aa. On dit que ff est continue en aa lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :

  1. f(a)f(a) existe ;

  2. lim⁡x→af(x)=f(a)\displaystyle\lim_{x\to a}f(x)=f(a).

La deuxième condition compare donc deux nombres : la limite, qui décrit le comportement autour de aa, et la valeur au point aa. La continuité exige qu’ils soient égaux.

Exemple entièrement détaillé

On considère h(x)={x+2si x≠2,5si x=2.h(x)=\begin{cases} x+2&\text{si }x\neq2,\\ 5&\text{si }x=2. \end{cases} Étudions la continuité en 22.

Étape 1 – valeur au point. La deuxième ligne de la définition donne h(2)=5.h(2)=5.

Étape 2 – limite autour du point. Lorsque x≠2x\neq2, on utilise la première ligne. Donc limx→2h(x)=limx→2(x+2)=2+2=4.\lim_{x\to2}h(x)=\lim_{x\to2}(x+2)=2+2=4.

Étape 3 – comparaison. On obtient 4≠54\neq5. Ainsi, h n’est pas continue en 2.\boxed{h\text{ n'est pas continue en }2.} La courbe présente un point isolé en hauteur 55, alors que les valeurs voisines se rapprochent de 44.

Une limite peut exister sans continuité

La fonction r(x)=x2−1x−1r(x)=\frac{x^2-1}{x-1} n’est pas définie en 11. Pour x≠1x\neq1, on peut factoriser : r(x)=(x−1)(x+1)x−1=x+1.r(x)=\frac{(x-1)(x+1)}{x-1}=x+1. Par conséquent, limx→1r(x)=2,\lim_{x\to1}r(x)=2, mais r(1)r(1) n’existe pas. La fonction n’est donc pas continue en 11. Il y a un trou dans la courbe : connaître la limite ne suffit pas, il faut aussi que la fonction soit définie au point et que sa valeur convienne.

Continuité sur un intervalle

Une fonction est continue sur un intervalle lorsqu’elle est continue en chaque point de cet intervalle. Pour un intervalle fermé [a;b][a;b], on utilise une limite à droite en aa et une limite à gauche en bb : limx→a+f(x)=f(a),limx→b−f(x)=f(b).\lim_{x\to a^+}f(x)=f(a), \qquad \lim_{x\to b^-}f(x)=f(b). Cette précision est importante pour appliquer le théorème des valeurs intermédiaires sur [a;b][a;b].

À retenirUne fonction est continue en aa si elle est définie en aa et si lim⁡x→af(x)=f(a)\lim_{x\to a}f(x)=f(a). Un trou ou un saut suffit à rendre la fonction non continue. Sur un intervalle fermé, les extrémités se lisent du bon côté.

Fiche 03 / 08

2. Fonctions continues et opérations

Les fonctions usuelles à connaître

On admet les continuités suivantes :

Fonction Ensemble où elle est continue Remarque
Polynôme, par exemple x2−3x+1x^2-3x+1 ℝ\mathbb{R} Elle est définie pour tout réel.
Fonction rationnelle P(x)Q(x)\dfrac{P(x)}{Q(x)} Là où Q(x)≠0Q(x)\neq0 Le dénominateur ne doit pas s’annuler.
x\sqrt{x} [0,+∞[[0,+\infty[ Le radicand doit être positif ou nul.
exe^x ℝ\mathbb{R} L’exponentielle est définie et continue partout.

Les règles de calcul prolongent cette liste :

  • la somme et la différence de fonctions continues sont continues ;

  • le produit de fonctions continues est continu ;

  • le quotient de fonctions continues est continu là où le dénominateur ne s’annule pas ;

  • la composée de fonctions continues est continue sur son domaine.

Enfin, toute fonction dérivable sur un intervalle est continue sur cet intervalle. La réciproque est fausse : une fonction peut être continue sans être dérivable, comme x↦|x|x\mapsto\left\lvert x\right\rvert en 00. La continuité concerne l’absence de saut ; la dérivabilité demande en plus une tangente bien définie.

Méthode

Pour justifier qu’une fonction est continue sur un intervalle :

  1. déterminer son domaine de définition ;

  2. reconnaître les fonctions usuelles utilisées ;

  3. appliquer les règles de somme, produit, quotient ou composition ;

  4. conclure en nommant l’intervalle exact.

Ne pas écrire seulement « la formule est jolie donc la fonction est continue ». Il faut vérifier les restrictions du domaine, surtout celles d’un quotient ou d’une racine.

Exemple entièrement détaillé

On étudie la continuité de g(x)=x+1x−2.g(x)=\frac{\sqrt{x+1}}{x-2}.

Étape 1 – domaine. La racine impose x+1≥0x+1\geq0, donc x≥−1x\geq-1. Le dénominateur impose x≠2x\neq2. Ainsi, 𝒟g=[−1,2[∪]2,+∞[.\mathcal{D}_g=[-1,2[\,\cup\,]2,+\infty[.

Étape 2 – fonctions utilisées. La fonction x↦x+1x\mapsto\sqrt{x+1} est continue sur [−1,+∞[[-1,+\infty[. Le dénominateur x↦x−2x\mapsto x-2 est un polynôme, donc il est continu sur ℝ\mathbb{R}, mais il est nul en 22.

Étape 3 – quotient. Le quotient de ces deux fonctions est continu partout où le dénominateur est non nul. Donc gg est continue sur chacun des intervalles [−1,2[et]2,+∞[.\boxed{[-1,2[\quad\text{et}\quad]2,+\infty[.} On ne dit pas que gg est continue en 22, car elle n’y est pas définie.

Rendre une fonction définie par morceaux continue

Pour une fonction définie par deux formules de part et d’autre de aa, le seul point délicat est généralement aa. Il faut comparer :

  • la limite à gauche ;

  • la limite à droite ;

  • la valeur f(a)f(a).

Les trois doivent être égales.

Exemple entièrement détaillé

Pour un réel kk, on définit fk(x)={x2−1si x≤2,kx+1si x>2.f_k(x)=\begin{cases} x^2-1&\text{si }x\leq2,\\ kx+1&\text{si }x>2. \end{cases} Cherchons la valeur de kk qui rend fkf_k continue en 22.

Étape 1 – valeur en 22. Comme 2≤22\leq2, on utilise la première formule : fk(2)=22−1=3.f_k(2)=2^2-1=3.

Étape 2 – limite à gauche. La première formule donne limx→2−fk(x)=limx→2−(x2−1)=3.\lim_{x\to2^-}f_k(x)=\lim_{x\to2^-}(x^2-1)=3.

Étape 3 – limite à droite. À droite de 22, on utilise la seconde formule : limx→2+fk(x)=limx→2+(kx+1)=2k+1.\lim_{x\to2^+}f_k(x)=\lim_{x\to2^+}(kx+1)=2k+1.

Étape 4 – condition de continuité. Il faut 2k+1=32k+1=3, donc 2k=2⇔k=1.2k=2\qquad\Longleftrightarrow\qquad\boxed{k=1}. Pour cette valeur, les deux morceaux se raccordent au point de coordonnées (2;3)(2;3). Pour toute autre valeur de kk, il y a un saut en 22.

À retenirPour une fonction construite avec des fonctions usuelles, la continuité se justifie sur le domaine où les opérations sont permises. Pour une définition par morceaux, au point de raccord, vérifier limite à gauche, limite à droite et valeur au point.

À toi de manipuler

Continuité : un saut réglable

Avec b ≠ 0, la limite à droite diffère de f(1) : il y a un saut.

Continuité et saut-1-0,500,5011,5022,503-2-1123
Figure statique. Active JavaScript pour manipuler le curseur.
À toi de manipuler

Théorème des valeurs intermédiaires

La droite y = k coupe la courbe : il existe x tel que f(x) = k.

Valeurs intermédiaires-2-112-4-3-2-11234
Figure statique. Active JavaScript pour manipuler le curseur.

Fiche 04 / 08

3. Le théorème des valeurs intermédiaires

L’idée essentielle : une courbe continue ne saute pas par-dessus une valeur

Supposons qu’une courbe continue parte d’une hauteur f(a)f(a) et arrive à une hauteur f(b)f(b). Si un nombre kk se trouve entre ces deux hauteurs, la courbe doit passer par la hauteur kk. C’est le rôle du théorème des valeurs intermédiaires.

Théorème des valeurs intermédiaires123451234kabcla courbe atteint la hauteur k
Figure 2. Entre f(a) et f(b), une fonction continue prend toutes les valeurs intermédiaires, notamment k=f(c).

Énoncé du théorème

Soit ff une fonction continue sur un intervalle fermé [a;b][a;b]. Pour tout réel kk compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), il existe au moins un réel c∈[a;b]c\in[a;b] tel que f(c)=k.f(c)=k. Si kk est strictement compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), on peut prendre c∈]a;b[c\in]a;b[.

Ce que le théorème apporte : l’existence d’une solution.

Ce qu’il n’apporte pas seul : la valeur exacte de la solution, son unicité, ni un encadrement précis. Pour l’unicité, on utilise souvent une variation stricte ; pour un encadrement, on teste des valeurs ou on applique la dichotomie.

Exemple entièrement détaillé

On considère f(x)=x3+x−1.f(x)=x^3+x-1. Nous allons montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 possède une unique solution et en donner un premier encadrement.

Étape 1 – continuité. La fonction ff est un polynôme. Elle est donc continue sur ℝ\mathbb{R}, en particulier sur [0;1][0;1].

Étape 2 – changement de signe. On calcule f(0)=03+0−1=−1,f(1)=13+1−1=1.f(0)=0^3+0-1=-1, \qquad f(1)=1^3+1-1=1. Le nombre 00 est compris entre −1-1 et 11. D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe donc c∈]0;1[c\in]0;1[ tel que f(c)=0f(c)=0.

Étape 3 – unicité. On dérive : f′(x)=3x2+1.f'(x)=3x^2+1. Pour tout réel xx, 3x2≥03x^2\geq0, donc f′(x)≥1>0f'(x)\geq1>0. La fonction ff est strictement croissante sur ℝ\mathbb{R}. Une fonction strictement croissante ne peut prendre la valeur 00 en deux abscisses différentes. La solution cc est donc unique.

Étape 4 – encadrement. On teste deux valeurs proches : f(0,68)=0,683+0,68−1=−0,005568<0,f(0,69)=0,693+0,69−1=0,018509>0.\begin{aligned} f(0{,}68)&=0{,}68^3+0{,}68-1=-0{,}005568<0,\\ f(0{,}69)&=0{,}69^3+0{,}69-1=0{,}018509>0. \end{aligned} Comme ff est croissante et que f(c)=0f(c)=0, on obtient 0,68<c<0,69.\boxed{0{,}68<c<0{,}69.} La calculatrice pourra ensuite donner une valeur approchée, mais elle ne remplace pas la justification de l’existence et de l’unicité.

Deux fonctions peuvent donner plusieurs solutions

La continuité seule ne garantit pas l’unicité. Par exemple, une courbe peut monter, redescendre, puis remonter en traversant plusieurs fois une même hauteur. Pour annoncer « une unique solution », il faut une information supplémentaire, comme « ff est strictement monotone sur l’intervalle ».

À retenirPour appliquer le théorème des valeurs intermédiaires, vérifier que l’intervalle étudié est [a;b][a;b], que ff est continue sur cet intervalle et que kk est entre f(a)f(a) et f(b)f(b). Puis conclure « il existe c∈[a;b]c\in[a;b] tel que f(c)=kf(c)=k ». La continuité donne l’existence, pas automatiquement l’unicité.

Fiche 05 / 08

4. Encadrer une solution par dichotomie

Le principe

On suppose que ff est continue sur [a;b][a;b] et que f(a)−kf(a)-k et f(b)−kf(b)-k sont de signes opposés. On cherche une solution de f(x)=kf(x)=k.

La dichotomie consiste à couper l’intervalle en deux :

  1. calculer le milieu m=a+b2m=\dfrac{a+b}{2} ;

  2. calculer le signe de f(m)−kf(m)-k ;

  3. conserver la moitié dans laquelle les signes aux extrémités sont opposés ;

  4. recommencer jusqu’à obtenir la précision voulue.

Si f(m)=kf(m)=k, la solution est trouvée exactement et l’algorithme s’arrête.

À chaque étape, la longueur de l’intervalle est divisée par 22. Après nn étapes, la longueur vaut b−a2n.\frac{b-a}{2^n}. Cette formule permet de choisir à l’avance un nombre d’itérations.

Exemple entièrement détaillé

Reprenons f(x)=x3+x−1f(x)=x^3+x-1 et cherchons sa solution sur [0;1][0;1]. On prend k=0k=0. Les signes de f(0)f(0) et f(1)f(1) sont respectivement négatif et positif.

Les premières étapes sont :

Étape Intervalle conservé Milieu testé Signe de f(m)f(m)
0 [0;1][0;1] m=0,5m=0{,}5 f(0,5)=−0,375<0f(0{,}5)=-0{,}375<0
1 [0,5;1][0{,}5;1] m=0,75m=0{,}75 f(0,75)=0,171875>0f(0{,}75)=0{,}171875>0
2 [0,5;0,75][0{,}5;0{,}75] m=0,625m=0{,}625 f(0,625)=−0,130859375<0f(0{,}625)=-0{,}130859375<0
3 [0,625;0,75][0{,}625;0{,}75] m=0,6875m=0{,}6875 f(0,6875)>0f(0{,}6875)>0
4 [0,625;0,6875][0{,}625;0{,}6875] m=0,65625m=0{,}65625 f(0,65625)<0f(0{,}65625)<0

Après ces étapes, la solution unique est encadrée par 0,65625<c<0,6875.0{,}65625<c<0{,}6875. La longueur de cet intervalle est bien 0,6875−0,65625=0,03125=1/250{,}6875-0{,}65625=0{,}03125=1/2^5. On continue de la même manière pour obtenir un encadrement plus fin.

Méthode

Pour rédiger une dichotomie, présenter à chaque ligne l’intervalle, le milieu, la valeur ou le signe testé, puis la nouvelle moitié conservée. Ne pas écrire seulement une suite de nombres sans expliquer pourquoi l’intervalle change. La condition d’arrêt peut être une longueur d’intervalle inférieure à une précision ε\varepsilon, ou un nombre fixé d’itérations.

À retenirLa dichotomie conserve toujours un intervalle où le changement de signe est garanti. Chaque étape divise sa longueur par 22. Elle fournit un encadrement contrôlé, mais une valeur approchée doit être accompagnée de sa précision.

Fiche 06 / 08

5. Continuité et suites définies par récurrence

Image d’une suite convergente

Si unu_n tend vers ℓ\ell et si ff est continue en ℓ\ell, alors les images f(un)f(u_n) tendent vers f(ℓ)f(\ell) : un→ℓetf continue en ℓ⇒f(un)→f(ℓ).u_n\longrightarrow\ell \quad\text{et}\quad f\text{ continue en }\ell \quad\Longrightarrow\quad f(u_n)\longrightarrow f(\ell).

Cette propriété permet de passer à la limite dans une relation de récurrence. Si un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), alors, lorsque la suite converge vers ℓ\ell, on a également un+1→ℓu_{n+1}\to\ell. La continuité donne donc ℓ=f(ℓ).\ell=f(\ell). Cette équation est une condition nécessaire pour la limite. Elle ne prouve pas à elle seule que la suite converge.

Exemple entièrement détaillé

On définit u0=1u_0=1 et, pour tout entier n≥0n\geq0, un+1=2+un.u_{n+1}=\sqrt{2+u_n}. Montrons que unu_n converge et déterminons sa limite.

Étape 1 – choisir un intervalle stable. Posons I=[1;2]I=[1;2]. Si x∈Ix\in I, alors 3≤x+2≤4,3\leq x+2\leq4, donc 3≤x+2≤2.\sqrt{3}\leq\sqrt{x+2}\leq2. En particulier, x+2∈[1;2]\sqrt{x+2}\in[1;2]. La fonction f(x)=x+2f(x)=\sqrt{x+2} envoie donc II dans II. Comme u0=1∈Iu_0=1\in I, une récurrence permet d’obtenir un∈Iu_n\in I pour tout nn. La suite est ainsi bornée par 11 et 22.

Étape 2 – étudier le sens de variation. Pour x∈[1;2]x\in[1;2], les deux membres de l’inégalité sont positifs. On peut donc écrire x+2≥x⇔x+2≥x2⇔(2−x)(x+1)≥0.\begin{aligned} \sqrt{x+2}\geq x &\Longleftrightarrow x+2\geq x^2\\ &\Longleftrightarrow (2-x)(x+1)\geq0. \end{aligned} Cette dernière inégalité est vraie sur [1;2][1;2]. Ainsi, un+1=2+un≥un.u_{n+1}=\sqrt{2+u_n}\geq u_n. La suite est croissante et majorée par 22. Elle converge donc vers un réel ℓ∈[1;2]\ell\in[1;2].

Étape 3 – utiliser la continuité. La fonction f(x)=x+2f(x)=\sqrt{x+2} est continue sur [1;2][1;2]. En passant à la limite dans la relation de récurrence : ℓ=2+ℓ.\ell=\sqrt{2+\ell}. Les deux membres sont positifs ; on peut élever au carré : ℓ2=2+ℓ,ℓ2−ℓ−2=0,(ℓ−2)(ℓ+1)=0.\begin{aligned} \ell^2&=2+\ell,\\ \ell^2-\ell-2&=0,\\ (\ell-2)(\ell+1)&=0. \end{aligned} Les solutions possibles sont 22 et −1-1. Comme ℓ∈[1;2]\ell\in[1;2], la seule possibilité est limn→+∞un=2.\boxed{\lim_{n\to+\infty}u_n=2.} La continuité est le pont qui autorise le passage de f(un)f(u_n) à f(ℓ)f(\ell).

Méthode

Pour une suite définie par un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), chercher dans cet ordre :

  1. un intervalle II contenant u0u_0 et stable par ff ;

  2. la continuité de ff sur II ;

  3. une majoration ou une minoration ;

  4. le sens de variation, souvent grâce au signe de f(x)−xf(x)-x ;

  5. l’équation ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) après avoir justifié la convergence.

À retenirPour passer à la limite dans un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), il faut que ff soit continue et que la convergence de la suite ait déjà été établie. Résoudre ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) seul ne suffit pas à démontrer la convergence.

Fiche 07 / 08

Exercices gradués

Les exercices vont de l’identification de la continuité à l’étude d’une suite. Les corrections détaillées sont dans le fascicule séparé corrections.pdf. Pour chaque exercice, essaie d’abord de rédiger les étapes ; l’indice est là pour débloquer la méthode, pas pour remplacer la recherche.

Exercice 1 — Valeur, limite et continuité

On définit h(x)={x+2si x≠2,4si x=2.h(x)=\begin{cases} x+2&\text{si }x\neq2,\\ 4&\text{si }x=2. \end{cases}

  1. Calculer h(2)h(2).

  2. Calculer lim⁡x→2h(x)\displaystyle\lim_{x\to2}h(x).

  3. La fonction est-elle continue en 22 ? Justifier avec la définition.

Indice

La valeur au point vient de la deuxième ligne. Pour la limite, on utilise la formule valable lorsque x≠2x\neq2. Compare ensuite les deux résultats.

Exercice 2 — Domaine et fonctions usuelles

Pour chacune des fonctions suivantes, déterminer le domaine de définition et indiquer les intervalles sur lesquels elle est continue : f(x)=x3−2x+1,g(x)=x+1x−4,h(x)=3x−6.f(x)=x^3-2x+1, \qquad g(x)=\frac{x+1}{x-4}, \qquad h(x)=\sqrt{3x-6}. La réponse doit mentionner la règle utilisée.

Indice

Un polynôme est continu sur ℝ\mathbb{R}. Pour un quotient, exclure le zéro du dénominateur. Pour une racine, commencer par imposer 3x−6≥03x-6\geq0.

Exercice 3 — Raccorder deux morceaux

Pour un réel aa, on définit fa(x)={2x+1si x≤1,x2+asi x>1.f_a(x)=\begin{cases} 2x+1&\text{si }x\leq1,\\ x^2+a&\text{si }x>1. \end{cases}

  1. Calculer fa(1)f_a(1) et les limites à gauche et à droite en 11.

  2. Déterminer aa pour que faf_a soit continue en 11.

  3. Pour cette valeur de aa, expliquer pourquoi la fonction est continue sur ℝ\mathbb{R}.

Indice

Le seul point qui n’est pas immédiatement couvert par une formule polynomiale est le point de raccord 11. Les trois nombres à comparer sont 33, 33 et 1+a1+a.

Exercice 4 — Existence d’une solution

On considère f(x)=x3−2x−1f(x)=x^3-2x-1 sur [1;2][1;2].

  1. Justifier que ff est continue sur [1;2][1;2].

  2. Calculer f(1)f(1) et f(2)f(2).

  3. Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 possède une solution dans ]1;2[]1;2[.

  4. Peut-on conclure à ce stade que la solution est unique ? Expliquer.

Indice

Compare 00 à f(1)f(1) et f(2)f(2). Pour l’unicité, il faudrait une information de monotonie, qui n’est pas fournie par le théorème seul.

Exercice 5 — Existence et unicité

On reprend f(x)=x3−2x−1f(x)=x^3-2x-1 sur [1;2][1;2].

  1. Calculer f′(x)f'(x) et étudier son signe sur [1;2][1;2].

  2. En déduire que ff est strictement croissante sur cet intervalle.

  3. Compléter la conclusion de l’exercice 4 : combien l’équation f(x)=0f(x)=0 possède-t-elle de solutions dans [1;2][1;2] ?

  4. Vérifier que f(1,6)<0f(1{,}6)<0 et f(1,7)>0f(1{,}7)>0, puis donner un encadrement de la solution.

Indice

Une dérivée strictement positive donne une fonction strictement croissante. Une fonction strictement croissante prend une valeur donnée au plus une fois.

Exercice 6 — Premières étapes d’une dichotomie

On cherche la solution de x3+x−1=0x^3+x-1=0 dans [0;1][0;1]. On note f(x)=x3+x−1f(x)=x^3+x-1.

  1. Calculer f(0)f(0) et f(1)f(1), puis justifier qu’une solution existe.

  2. Calculer le milieu de [0;1][0;1] et le signe de l’image de ce milieu. En déduire le nouvel intervalle.

  3. Faire encore trois étapes de dichotomie en présentant un tableau avec l’intervalle, le milieu et le signe testé.

  4. Quelle est la longueur de l’intervalle obtenu après quatre étapes ?

Indice

À chaque étape, conserver la moitié dont les deux extrémités donnent des images de signes opposés. La longueur initiale vaut 11.

Exercice 7 — Image d’une suite convergente

Pour n≥1n\geq1, on pose un=3−1nu_n=3-\dfrac1n et f(x)=x2−2x+5f(x)=x^2-2x+5.

  1. Déterminer la limite de unu_n.

  2. Justifier que ff est continue au nombre obtenu.

  3. Déterminer lim⁡n→+∞f(un)\displaystyle\lim_{n\to+\infty}f(u_n) de deux manières : d’abord en utilisant le théorème sur l’image d’une suite convergente, puis en développant f(un)f(u_n).

Indice

La fonction ff est un polynôme. Dans la deuxième méthode, remplacer unu_n par 3−1/n3-1/n, développer, puis utiliser 1/n→01/n\to0.

Exercice 8 — Suite définie par récurrence

On définit u0=0u_0=0 et un+1=un+43.u_{n+1}=\frac{u_n+4}{3}.

  1. Montrer que l’intervalle I=[0;2]I=[0;2] est stable par la fonction f(x)=x+43f(x)=\dfrac{x+4}{3}.

  2. Montrer que la suite est croissante et majorée par 22.

  3. En déduire qu’elle converge vers une limite ℓ\ell, puis utiliser la continuité de ff pour déterminer ℓ\ell.

Indice

Pour x∈[0;2]x\in[0;2], encadrer (x+4)/3(x+4)/3. Pour la variation, étudier le signe de f(x)−x=(4−2x)/3f(x)-x=(4-2x)/3. La limite vérifie ℓ=(ℓ+4)/3\ell=(\ell+4)/3.

Exercice 9 — Problème : une température

Pendant les dix premières heures d’une expérience, la température, en degrés Celsius, est modélisée par T(t)=18+4t−0,2t2,0≤t≤10,T(t)=18+4t-0{,}2t^2, \qquad 0\leq t\leq10, où tt est exprimé en heures.

  1. Justifier que TT est continue sur [0;10][0;10].

  2. Calculer T(0)T(0) et T(10)T(10). Montrer qu’il existe un instant où la température vaut 30∘C30\,^{\circ}\mathrm{C}.

  3. Étudier les variations de TT sur [0;10][0;10] et en déduire l’unicité de cet instant.

  4. Vérifier que T(3)<30<T(4)T(3)<30<T(4). Donner un encadrement de l’instant à une heure près et rédiger une phrase-réponse avec l’unité.

Indice

La dérivée est T′(t)=4−0,4tT'(t)=4-0{,}4t. Pour la question b), le nombre 3030 doit être comparé aux deux températures extrêmes obtenues aux bornes.

Exercice 10 — Synthèse : discuter une équation

On considère, selon le paramètre réel mm, l’équation x2+1x+1=m.\frac{x^2+1}{x+1}=m. On se place sur l’intervalle I=[0;2]I=[0;2].

  1. Justifier que la fonction F(x)=x2+1x+1F(x)=\dfrac{x^2+1}{x+1} est continue sur II.

  2. Calculer F(0)F(0) et F(2)F(2). Pour quelles valeurs de mm le théorème des valeurs intermédiaires garantit-il au moins une solution dans II ?

  3. Calculer F′(x)F'(x), étudier son signe sur II, puis préciser si la solution est unique lorsque mm est strictement entre F(0)F(0) et F(2)F(2).

  4. Pour m=1m=1, résoudre l’équation exactement et vérifier la cohérence avec l’étude précédente.

Indice

Sur II, x+1x+1 est strictement positif. Pour la dérivée du quotient, utiliser (u/v)′=(u′v−uv′)/v2(u/v)'=(u'v-uv')/v^2. Pour m=1m=1, commencer par multiplier par x+1x+1, qui est non nul sur II.

Fiche 08 / 08

Bilan, erreurs fréquentes et rappel différé

Bilan à relire avant un exercice

  1. ff est continue en aa si f(a)f(a) existe et si lim⁡x→af(x)=f(a)\displaystyle\lim_{x\to a}f(x)=f(a).

  2. Les polynômes sont continus sur ℝ\mathbb{R}, les quotients là où leur dénominateur ne s’annule, et les fonctions usuelles se combinent par somme, produit, quotient ou composition.

  3. Toute fonction dérivable sur un intervalle est continue sur cet intervalle. L’inverse n’est pas toujours vrai.

  4. Si ff est continue sur [a;b][a;b] et si kk est entre f(a)f(a) et f(b)f(b), alors l’équation f(x)=kf(x)=k possède au moins une solution.

  5. Une stricte monotonie apporte l’unicité ; elle ne remplace pas la preuve d’existence.

  6. La dichotomie divise par deux la longueur d’un intervalle où le changement de signe est conservé.

  7. Si un→ℓu_n\to\ell et si ff est continue en ℓ\ell, alors f(un)→f(ℓ)f(u_n)\to f(\ell). Dans une récurrence convergente, ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell).

Erreurs fréquentes à analyser

  • Confondre f(a)f(a) et lim⁡x→af(x)\lim_{x\to a}f(x) : la continuité demande de comparer les deux.

  • Oublier qu’une fonction non définie en aa ne peut pas être continue en aa, même si sa limite existe.

  • Dire qu’une fonction est continue sur tout son domaine sans séparer les intervalles lorsqu’un dénominateur s’annule.

  • Appliquer le théorème des valeurs intermédiaires sans vérifier la continuité sur tout l’intervalle fermé.

  • Conclure à l’unicité à partir de l’existence seule.

  • Donner un nombre approché sans fournir l’intervalle ou la précision qui justifie cette approximation.

  • Résoudre ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) pour une suite sans avoir démontré que la suite converge.

  • Dans une dichotomie, garder une moitié sans vérifier le changement de signe aux nouvelles extrémités.

Auto-évaluation

Compétence Je débute Je m’entraîne Je sais expliquer
Distinguer une valeur, une limite et la continuité
Justifier la continuité sur un intervalle
Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires
Séparer existence, unicité et encadrement
Effectuer une dichotomie lisible
Étudier une suite un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) avec la continuité

Rappel différé

À refaire quelques jours plus tard, sans relire le cours auparavant :

  1. La fonction g(x)=x2−1x−1g(x)=\dfrac{x^2-1}{x-1} est-elle continue en 11 ? Distinguer la limite et la valeur au point.

  2. Déterminer le réel aa pour lequel f(x)={x+1si x≤0,2x+asi x>0\displaystyle f(x)=\begin{cases}x+1&\text{si }x\leq0,\\2x+a&\text{si }x>0\end{cases} est continue en 00.

  3. Énoncer les trois vérifications nécessaires avant d’utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour f(x)=kf(x)=k.

  4. Une suite convergente vérifie un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), où ff est continue. Quelle équation doit vérifier sa limite ? Pourquoi cette équation ne suffit-elle pas à prouver la convergence ?

À retenirEn cas de blocage, revenir à la question précise : cherche-t-on une égalité limite-valeur, une continuité sur un intervalle, une existence, une unicité, un encadrement ou une limite de suite ? Ces mots indiquent la méthode à choisir.

Cadre et références

Hypothèse de travail : terminale générale, spécialité mathématiques, session 2027 supposée ; l’échéance exacte reste à confirmer. Les exercices sont des créations pédagogiques ; ils ne sont pas présentés comme des sujets officiels.

Programme de référence : programme de spécialité de terminale, Bulletin officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019.

Le programme publié au Bulletin officiel no 14 du 2 avril 2026 s’appliquera en terminale à partir de la rentrée 2027–2028 ; il est signalé ici sans être utilisé.

Les pages du Bulletin officiel ont renvoyé une erreur HTTP 403 lors de la vérification du 3 octobre 2026 ; le cadre repris est celui déjà présent dans les fascicules LaTeX du chapitre.