Expliquer ce que signifie « une fonction est continue » en un point ou sur un intervalle.
Justifier la continuité d’une fonction construite à partir de fonctions usuelles, et utiliser le lien entre dérivabilité et continuité.
Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour établir l’existence, l’unicité et un encadrement d’une solution de .
Comprendre la dichotomie et utiliser la continuité pour étudier une suite définie par .
Cadre du chapitre. Ce fascicule est conçu pour une préparation au baccalauréat général avec l’enseignement de spécialité mathématiques. Pour la session 2027, le texte de référence est le programme publié au Bulletin officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019. Il contient la continuité en un point et sur un intervalle, le lien « dérivable donc continue », l’image d’une suite convergente par une fonction continue, le théorème des valeurs intermédiaires et le cas des fonctions continues strictement monotones.
Un nouveau programme a été publié au Bulletin officiel no 14 du 2 avril 2026. Il entrera en application en classe de terminale à la rentrée 2027–2028 et reprend ces notions, avec notamment la dichotomie et l’étude de la suite lorsque est continue d’un intervalle dans lui-même. Le programme précise que la justification théorique de la continuité sur un intervalle n’est pas un objectif : on s’appuie donc sur les fonctions usuelles et les règles connues, sans développer une théorie plus avancée. Les exercices de ce fascicule sont créés pour l’apprentissage ; ils ne sont pas des sujets officiels.
Organisation conseillée. Prévoir quatre à six séances de 35 à 45 minutes, avec une pause courte :
diagnostic, limites et intuition de la continuité ;
continuité en un point, sur un intervalle et opérations ;
théorème des valeurs intermédiaires, existence et unicité ;
encadrement et méthode de dichotomie ;
suites définies par récurrence et exercices de synthèse ;
rappel différé et reprise des points encore fragiles.
Les exercices sont dans ce fascicule avec leurs indices. Les corrections détaillées sont dans le fascicule séparé corrections.pdf. Cherche d’abord seule, consulte l’indice si nécessaire, puis seulement la correction.
Fiche 01 / 08
Avant de commencer : diagnostic et rappels
Durée indicative : 12 à 15 minutes, sans note et sans calculatrice. Ce diagnostic sert à repérer les gestes à reprendre, pas à attribuer une note. Si une question bloque, écrire simplement « à revoir » et continuer. Les réponses sont dans le fascicule séparé des corrections.
Pour , calculer .
Déterminer l’ensemble de définition de .
Calculer .
Pour , expliquer pourquoi la formule ne permet pas de calculer , puis factoriser le numérateur.
La fonction est-elle définie en ? Sur quels intervalles son expression est-elle régulière ?
La suite , pour , converge-t-elle ? Si oui, vers quel nombre ?
Une fonction continue sur vérifie et . Que peut-on affirmer à propos de l’équation sur ?
Quelle différence y a-t-il entre « il existe une solution » et « il existe une unique solution » ?
Ensemble de définition. Une fonction ne peut être utilisée que pour les nombres autorisés par sa formule. Il est interdit de diviser par zéro et le nombre sous une racine carrée doit être positif ou nul. Par exemple, pour
il faut et . Ainsi,
Limite et valeur. La valeur concerne le point . La limite décrit ce que deviennent les valeurs lorsque se rapproche de , sans nécessairement prendre . Une limite peut exister même si n’existe pas.
Calcul littéral. Pour transformer une expression, il faut notamment connaître On ne simplifie un facteur dans une fraction qu’après avoir signalé la condition qui le rend non nul.
Dérivée et variations. La dérivée mesure la variation instantanée. Si sur un intervalle, y est strictement croissante ; si , elle y est strictement décroissante. Cette information servira à établir l’unicité d’une solution.
Suites convergentes. Si se rapproche d’un nombre , on écrit . Par exemple,
À retenirAvant d’étudier la continuité, vérifier le domaine, distinguer la valeur de la limite en , et repérer si une dérivée ou une suite intervient.
Fiche 02 / 08
1. Comprendre la continuité en un point
L’idée essentielle : pas de saut au voisinage du point
Dans la vie courante, une évolution continue se fait sans saut : une aiguille peut se déplacer progressivement d’une position à une autre. Pour une fonction, on utilise cette image avec prudence : lorsque se rapproche de , les valeurs doivent se rapprocher de la valeur .
Prenons et . Pour des abscisses proches de , on obtient : Les valeurs se rapprochent de , qui est précisément . La courbe ne présente pas de trou ni de saut au point d’abscisse .
Figure 1. Une courbe continue se rapproche du point de coordonnées (a;f(a)) lorsque x se rapproche de a.
Définition en un point
Soit une fonction définie au voisinage d’un réel . On dit que est continue en lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :
existe ;
.
La deuxième condition compare donc deux nombres : la limite, qui décrit le comportement autour de , et la valeur au point . La continuité exige qu’ils soient égaux.
Exemple entièrement détaillé
On considère Étudions la continuité en .
Étape 1 – valeur au point. La deuxième ligne de la définition donne
Étape 2 – limite autour du point. Lorsque , on utilise la première ligne. Donc
Étape 3 – comparaison. On obtient . Ainsi, La courbe présente un point isolé en hauteur , alors que les valeurs voisines se rapprochent de .
Une limite peut exister sans continuité
La fonction n’est pas définie en . Pour , on peut factoriser : Par conséquent, mais n’existe pas. La fonction n’est donc pas continue en . Il y a un trou dans la courbe : connaître la limite ne suffit pas, il faut aussi que la fonction soit définie au point et que sa valeur convienne.
Continuité sur un intervalle
Une fonction est continue sur un intervalle lorsqu’elle est continue en chaque point de cet intervalle. Pour un intervalle fermé , on utilise une limite à droite en et une limite à gauche en : Cette précision est importante pour appliquer le théorème des valeurs intermédiaires sur .
À retenirUne fonction est continue en si elle est définie en et si . Un trou ou un saut suffit à rendre la fonction non continue. Sur un intervalle fermé, les extrémités se lisent du bon côté.
Fiche 03 / 08
2. Fonctions continues et opérations
Les fonctions usuelles à connaître
On admet les continuités suivantes :
Fonction
Ensemble où elle est continue
Remarque
Polynôme, par exemple
Elle est définie pour tout réel.
Fonction rationnelle
Là où
Le dénominateur ne doit pas s’annuler.
Le radicand doit être positif ou nul.
L’exponentielle est définie et continue partout.
Les règles de calcul prolongent cette liste :
la somme et la différence de fonctions continues sont continues ;
le produit de fonctions continues est continu ;
le quotient de fonctions continues est continu là où le dénominateur ne s’annule pas ;
la composée de fonctions continues est continue sur son domaine.
Enfin, toute fonction dérivable sur un intervalle est continue sur cet intervalle. La réciproque est fausse : une fonction peut être continue sans être dérivable, comme en . La continuité concerne l’absence de saut ; la dérivabilité demande en plus une tangente bien définie.
Méthode
Pour justifier qu’une fonction est continue sur un intervalle :
déterminer son domaine de définition ;
reconnaître les fonctions usuelles utilisées ;
appliquer les règles de somme, produit, quotient ou composition ;
conclure en nommant l’intervalle exact.
Ne pas écrire seulement « la formule est jolie donc la fonction est continue ». Il faut vérifier les restrictions du domaine, surtout celles d’un quotient ou d’une racine.
Exemple entièrement détaillé
On étudie la continuité de
Étape 1 – domaine. La racine impose , donc . Le dénominateur impose . Ainsi,
Étape 2 – fonctions utilisées. La fonction est continue sur . Le dénominateur est un polynôme, donc il est continu sur , mais il est nul en .
Étape 3 – quotient. Le quotient de ces deux fonctions est continu partout où le dénominateur est non nul. Donc est continue sur chacun des intervalles On ne dit pas que est continue en , car elle n’y est pas définie.
Rendre une fonction définie par morceaux continue
Pour une fonction définie par deux formules de part et d’autre de , le seul point délicat est généralement . Il faut comparer :
la limite à gauche ;
la limite à droite ;
la valeur .
Les trois doivent être égales.
Exemple entièrement détaillé
Pour un réel , on définit Cherchons la valeur de qui rend continue en .
Étape 1 – valeur en . Comme , on utilise la première formule :
Étape 2 – limite à gauche. La première formule donne
Étape 3 – limite à droite. À droite de , on utilise la seconde formule :
Étape 4 – condition de continuité. Il faut , donc Pour cette valeur, les deux morceaux se raccordent au point de coordonnées . Pour toute autre valeur de , il y a un saut en .
À retenirPour une fonction construite avec des fonctions usuelles, la continuité se justifie sur le domaine où les opérations sont permises. Pour une définition par morceaux, au point de raccord, vérifier limite à gauche, limite à droite et valeur au point.
À toi de manipuler
Continuité : un saut réglable
Avec b ≠ 0, la limite à droite diffère de f(1) : il y a un saut.
Figure statique. Active JavaScript pour manipuler le curseur.
À toi de manipuler
Théorème des valeurs intermédiaires
La droite y = k coupe la courbe : il existe x tel que f(x) = k.
Figure statique. Active JavaScript pour manipuler le curseur.
Fiche 04 / 08
3. Le théorème des valeurs intermédiaires
L’idée essentielle : une courbe continue ne saute pas par-dessus une valeur
Supposons qu’une courbe continue parte d’une hauteur et arrive à une hauteur . Si un nombre se trouve entre ces deux hauteurs, la courbe doit passer par la hauteur . C’est le rôle du théorème des valeurs intermédiaires.
Figure 2. Entre f(a) et f(b), une fonction continue prend toutes les valeurs intermédiaires, notamment k=f(c).
Énoncé du théorème
Soit une fonction continue sur un intervalle fermé . Pour tout réel compris entre et , il existe au moins un réel tel que Si est strictement compris entre et , on peut prendre .
Ce que le théorème apporte : l’existence d’une solution.
Ce qu’il n’apporte pas seul : la valeur exacte de la solution, son unicité, ni un encadrement précis. Pour l’unicité, on utilise souvent une variation stricte ; pour un encadrement, on teste des valeurs ou on applique la dichotomie.
Exemple entièrement détaillé
On considère Nous allons montrer que l’équation possède une unique solution et en donner un premier encadrement.
Étape 1 – continuité. La fonction est un polynôme. Elle est donc continue sur , en particulier sur .
Étape 2 – changement de signe. On calcule Le nombre est compris entre et . D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe donc tel que .
Étape 3 – unicité. On dérive : Pour tout réel , , donc . La fonction est strictement croissante sur . Une fonction strictement croissante ne peut prendre la valeur en deux abscisses différentes. La solution est donc unique.
Étape 4 – encadrement. On teste deux valeurs proches : Comme est croissante et que , on obtient La calculatrice pourra ensuite donner une valeur approchée, mais elle ne remplace pas la justification de l’existence et de l’unicité.
Deux fonctions peuvent donner plusieurs solutions
La continuité seule ne garantit pas l’unicité. Par exemple, une courbe peut monter, redescendre, puis remonter en traversant plusieurs fois une même hauteur. Pour annoncer « une unique solution », il faut une information supplémentaire, comme « est strictement monotone sur l’intervalle ».
À retenirPour appliquer le théorème des valeurs intermédiaires, vérifier que l’intervalle étudié est , que est continue sur cet intervalle et que est entre et . Puis conclure « il existe tel que ». La continuité donne l’existence, pas automatiquement l’unicité.
Fiche 05 / 08
4. Encadrer une solution par dichotomie
Le principe
On suppose que est continue sur et que et sont de signes opposés. On cherche une solution de .
La dichotomie consiste à couper l’intervalle en deux :
calculer le milieu ;
calculer le signe de ;
conserver la moitié dans laquelle les signes aux extrémités sont opposés ;
recommencer jusqu’à obtenir la précision voulue.
Si , la solution est trouvée exactement et l’algorithme s’arrête.
À chaque étape, la longueur de l’intervalle est divisée par . Après étapes, la longueur vaut Cette formule permet de choisir à l’avance un nombre d’itérations.
Exemple entièrement détaillé
Reprenons et cherchons sa solution sur . On prend . Les signes de et sont respectivement négatif et positif.
Les premières étapes sont :
Étape
Intervalle conservé
Milieu testé
Signe de
0
1
2
3
4
Après ces étapes, la solution unique est encadrée par La longueur de cet intervalle est bien . On continue de la même manière pour obtenir un encadrement plus fin.
Méthode
Pour rédiger une dichotomie, présenter à chaque ligne l’intervalle, le milieu, la valeur ou le signe testé, puis la nouvelle moitié conservée. Ne pas écrire seulement une suite de nombres sans expliquer pourquoi l’intervalle change. La condition d’arrêt peut être une longueur d’intervalle inférieure à une précision , ou un nombre fixé d’itérations.
À retenirLa dichotomie conserve toujours un intervalle où le changement de signe est garanti. Chaque étape divise sa longueur par . Elle fournit un encadrement contrôlé, mais une valeur approchée doit être accompagnée de sa précision.
Fiche 06 / 08
5. Continuité et suites définies par récurrence
Image d’une suite convergente
Si tend vers et si est continue en , alors les images tendent vers :
Cette propriété permet de passer à la limite dans une relation de récurrence. Si , alors, lorsque la suite converge vers , on a également . La continuité donne donc Cette équation est une condition nécessaire pour la limite. Elle ne prouve pas à elle seule que la suite converge.
Exemple entièrement détaillé
On définit et, pour tout entier , Montrons que converge et déterminons sa limite.
Étape 1 – choisir un intervalle stable. Posons . Si , alors donc En particulier, . La fonction envoie donc dans . Comme , une récurrence permet d’obtenir pour tout . La suite est ainsi bornée par et .
Étape 2 – étudier le sens de variation. Pour , les deux membres de l’inégalité sont positifs. On peut donc écrire Cette dernière inégalité est vraie sur . Ainsi, La suite est croissante et majorée par . Elle converge donc vers un réel .
Étape 3 – utiliser la continuité. La fonction est continue sur . En passant à la limite dans la relation de récurrence : Les deux membres sont positifs ; on peut élever au carré : Les solutions possibles sont et . Comme , la seule possibilité est La continuité est le pont qui autorise le passage de à .
Méthode
Pour une suite définie par , chercher dans cet ordre :
un intervalle contenant et stable par ;
la continuité de sur ;
une majoration ou une minoration ;
le sens de variation, souvent grâce au signe de ;
l’équation après avoir justifié la convergence.
À retenirPour passer à la limite dans , il faut que soit continue et que la convergence de la suite ait déjà été établie. Résoudre seul ne suffit pas à démontrer la convergence.
Fiche 07 / 08
Exercices gradués
Les exercices vont de l’identification de la continuité à l’étude d’une suite. Les corrections détaillées sont dans le fascicule séparé corrections.pdf. Pour chaque exercice, essaie d’abord de rédiger les étapes ; l’indice est là pour débloquer la méthode, pas pour remplacer la recherche.
Exercice 1 — Valeur, limite et continuité
On définit
Calculer .
Calculer .
La fonction est-elle continue en ? Justifier avec la définition.
Indice
La valeur au point vient de la deuxième ligne. Pour la limite, on utilise la formule valable lorsque . Compare ensuite les deux résultats.
Pour chacune des fonctions suivantes, déterminer le domaine de définition et indiquer les intervalles sur lesquels elle est continue : La réponse doit mentionner la règle utilisée.
Indice
Un polynôme est continu sur . Pour un quotient, exclure le zéro du dénominateur. Pour une racine, commencer par imposer .
En déduire que est strictement croissante sur cet intervalle.
Compléter la conclusion de l’exercice 4 : combien l’équation possède-t-elle de solutions dans ?
Vérifier que et , puis donner un encadrement de la solution.
Indice
Une dérivée strictement positive donne une fonction strictement croissante. Une fonction strictement croissante prend une valeur donnée au plus une fois.
Les polynômes sont continus sur , les quotients là où leur dénominateur ne s’annule, et les fonctions usuelles se combinent par somme, produit, quotient ou composition.
Toute fonction dérivable sur un intervalle est continue sur cet intervalle. L’inverse n’est pas toujours vrai.
Si est continue sur et si est entre et , alors l’équation possède au moins une solution.
Une stricte monotonie apporte l’unicité ; elle ne remplace pas la preuve d’existence.
La dichotomie divise par deux la longueur d’un intervalle où le changement de signe est conservé.
Si et si est continue en , alors . Dans une récurrence convergente, .
Erreurs fréquentes à analyser
Confondre et : la continuité demande de comparer les deux.
Oublier qu’une fonction non définie en ne peut pas être continue en , même si sa limite existe.
Dire qu’une fonction est continue sur tout son domaine sans séparer les intervalles lorsqu’un dénominateur s’annule.
Appliquer le théorème des valeurs intermédiaires sans vérifier la continuité sur tout l’intervalle fermé.
Conclure à l’unicité à partir de l’existence seule.
Donner un nombre approché sans fournir l’intervalle ou la précision qui justifie cette approximation.
Résoudre pour une suite sans avoir démontré que la suite converge.
Dans une dichotomie, garder une moitié sans vérifier le changement de signe aux nouvelles extrémités.
Auto-évaluation
Compétence
Je débute
Je m’entraîne
Je sais expliquer
Distinguer une valeur, une limite et la continuité
Justifier la continuité sur un intervalle
Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires
Séparer existence, unicité et encadrement
Effectuer une dichotomie lisible
Étudier une suite avec la continuité
Rappel différé
À refaire quelques jours plus tard, sans relire le cours auparavant :
La fonction est-elle continue en ? Distinguer la limite et la valeur au point.
Déterminer le réel pour lequel est continue en .
Énoncer les trois vérifications nécessaires avant d’utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour .
Une suite convergente vérifie , où est continue. Quelle équation doit vérifier sa limite ? Pourquoi cette équation ne suffit-elle pas à prouver la convergence ?
À retenirEn cas de blocage, revenir à la question précise : cherche-t-on une égalité limite-valeur, une continuité sur un intervalle, une existence, une unicité, un encadrement ou une limite de suite ? Ces mots indiquent la méthode à choisir.
Cadre et références
Hypothèse de travail : terminale générale, spécialité mathématiques, session 2027 supposée ; l’échéance exacte reste à confirmer. Les exercices sont des créations pédagogiques ; ils ne sont pas présentés comme des sujets officiels.
Les pages du Bulletin officiel ont renvoyé une erreur HTTP 403 lors de la vérification du 3 octobre 2026 ; le cadre repris est celui déjà présent dans les fascicules LaTeX du chapitre.