Corrections · Fonction exponentielle

Terminale · Spécialité mathématiques · Chapitre 10

Corrections expliquées.
Fonction exponentielle.

À consulter après une première recherche personnelle.

Commencer par le diagnosticDiagnostic · exercices · rappels

Utilisation. Cherche d’abord dans le fascicule du cours. Lis son indice si tu es bloquée, puis compare ta démarche avec la correction complète. Une réponse formulée autrement peut être correcte si elle respecte les données et si elle est justifiée. Les exercices sont des créations pédagogiques ; ils ne sont pas présentés comme des sujets officiels du baccalauréat.

Fiche 01 / 06

Diagnostic : réponses et rappels ciblés

Correction D1 – Puissances et signes

On respecte les parenthèses et la priorité de la puissance : 23=8,2−2=122=14,(−2)2=4,−22=−(22)=−4.2^3=8, \qquad 2^{-2}=\frac1{2^2}=\frac14, \qquad (-2)^2=4, \qquad -2^2=-(2^2)=-4. La différence entre (−2)2(-2)^2 et −22-2^2 vient des parenthèses.

Correction D2 – Taux d’évolution

Une hausse de 5%5\,\% correspond au coefficient 1+5100=1,05.1+\frac5{100}=1{,}05. Le nouveau prix est donc 80×1,05=84 euros.80\times1{,}05=\boxed{84\text{ euros}}. Une baisse de 12%12\,\% correspond au coefficient 1−12100=0,88.1-\frac{12}{100}=\boxed{0{,}88}.

Correction D3 – Équation et inéquation

Pour l’équation : 2x−3=7,2x=10,x=5.\begin{aligned} 2x-3&=7,\\ 2x&=10,\\ x&=\boxed{5}. \end{aligned}

Pour l’inéquation : −4x+1≥9,−4x≥8,x≤−2.\begin{aligned} -4x+1&\geq9,\\ -4x&\geq8,\\ x&\leq-2. \end{aligned} À la dernière étape, on divise par −4-4, donc le sens de l’inégalité est inversé. L’ensemble des solutions est ]−∞,−2]\boxed{]-\infty,-2]}.

Correction D4 – Dérivée et signe

On remplace xx par 22 : p(2)=22−3×2+1=4−6+1=−1.p(2)=2^2-3\times2+1=4-6+1=\boxed{-1}. La dérivée se calcule terme à terme : p′(x)=2x−3.\boxed{p'(x)=2x-3}. Comme le coefficient de xx est positif, 2x−3<0 si x<32,2x−3=0 si x=32,2x−3>0 si x>32.2x-3<0\text{ si }x<\frac32, \qquad 2x-3=0\text{ si }x=\frac32, \qquad 2x-3>0\text{ si }x>\frac32.

Correction D5 – Suite géométrique

Une hausse de 10%10\,\% correspond au coefficient multiplicateur 1,101{,}10. Ainsi, u1=200×1,10=220,u2=220×1,10=242.u_1=200\times1{,}10=\boxed{220}, \qquad u_2=220\times1{,}10=\boxed{242}. Le coefficient d’une année à la suivante est donc 1,10\boxed{1{,}10}.

Correction D6 – Lire le sens de variation

Si f′(x)>0f'(x)>0 sur un intervalle, alors ff est strictement croissante sur cet intervalle. En langage courant, lorsque xx augmente, la valeur de f(x)f(x) augmente aussi.

Correction D7 – Comprendre une limite

La notation x→−∞x\to-\infty signifie que xx prend des valeurs négatives dont la valeur absolue devient de plus en plus grande, par exemple −100-100, −1000-1000, puis −10000-10000.

La notation x→0+x\to0^+ signifie que xx se rapproche de zéro en restant strictement positif, par exemple 0,10{,}1, 0,010{,}01, puis 0,0010{,}001. Elle n’autorise donc pas la valeur x=0x=0.

Correction D8 – Lire une formule

q(0)=300×1,040=300.q(0)=300\times1{,}04^0=\boxed{300}. Le nombre 300300 est la valeur initiale du modèle. Comme 1,04>11{,}04>1, le modèle décrit une augmentation.

Enfin, q(t+1)=300×1,04t+1=300×1,04t×1,04=1,04q(t).\begin{aligned} q(t+1)&=300\times1{,}04^{t+1}\\ &=300\times1{,}04^t\times1{,}04\\ &=\boxed{1{,}04q(t)}. \end{aligned}

Point de méthodeLe diagnostic vérifie les gestes qui seront réutilisés : puissances, taux d’évolution, signe d’une inégalité, dérivée, suite géométrique et lecture des limites. Une erreur de calcul n’a pas le même remède qu’une difficulté de méthode : il faut repérer précisément l’étape qui a posé problème.

Fiche 02 / 06

Corrections des exercices 1 à 3 : valeurs et propriétés

Correction 1 — Valeurs, signe et comparaison

a) Les valeurs exactes sont e0=1,e1=e,e−1=1e.\boxed{\mathrm e^0=1}, \qquad \boxed{\mathrm e^1=\mathrm e}, \qquad \boxed{\mathrm e^{-1}=\frac1{\mathrm e}}.

b) Comme −2<−1-2<-1 et que l’exponentielle est strictement croissante, e−2<e−1.\boxed{\mathrm e^{-2}<\mathrm e^{-1}}. De même, 0<0,50<0{,}5, donc e0<e0,5.\boxed{\mathrm e^0<\mathrm e^{0{,}5}}.

c) Pour tout réel xx, ex>0\mathrm e^x>0. L’exponentielle ne peut donc être ni nulle ni négative.

d) À la calculatrice, e−2≈0,135335.\mathrm e^{-2}\approx0{,}135335. Au millième, e−2≈0,135.\boxed{\mathrm e^{-2}\approx0{,}135}.

Correction 2 — Transformer une expression

On utilise la formule du produit puis celle du quotient.

a) A=e2x+1ex−4=e(2x+1)+(x−4)=e3x−3.\begin{aligned} A&=\mathrm e^{2x+1}\mathrm e^{x-4}\\ &=\mathrm e^{(2x+1)+(x-4)}\\ &=\boxed{\mathrm e^{3x-3}}. \end{aligned}

b) B=e5xe2x+1=e5x−(2x+1)=e3x−1.\begin{aligned} B&=\frac{\mathrm e^{5x}}{\mathrm e^{2x+1}}\\ &=\mathrm e^{5x-(2x+1)}\\ &=\boxed{\mathrm e^{3x-1}}. \end{aligned}

c) C=ex+2ex=e(x+2)−x=e2.\begin{aligned} C&=\frac{\mathrm e^{x+2}}{\mathrm e^x}\\ &=\mathrm e^{(x+2)-x}\\ &=\boxed{\mathrm e^2}. \end{aligned}

Correction 3 — Suite géométrique et croissance

a) u0=50e0=50.u_0=50\mathrm e^0=\boxed{50}. Avec e0,08≈1,0833\mathrm e^{0{,}08}\approx1{,}0833 et e0,16≈1,1735\mathrm e^{0{,}16}\approx1{,}1735, u1=50e0,08≈54,2,u2=50e0,16≈58,7.u_1=50\mathrm e^{0{,}08}\approx54{,}2, \qquad u_2=50\mathrm e^{0{,}16}\approx58{,}7.

b) un+1=50e0,08(n+1)=50e0,08n+0,08=50e0,08ne0,08=e0,08un.\begin{aligned} u_{n+1}&=50\mathrm e^{0{,}08(n+1)}\\ &=50\mathrm e^{0{,}08n+0{,}08}\\ &=50\mathrm e^{0{,}08n}\mathrm e^{0{,}08}\\ &=\boxed{\mathrm e^{0{,}08}u_n}. \end{aligned}

c) La raison est e0,08\mathrm e^{0{,}08}. Comme 0,08>00{,}08>0 et que l’exponentielle est croissante, e0,08>e0=1\mathrm e^{0{,}08}>\mathrm e^0=1. La suite est donc strictement croissante. Le facteur e0,08\mathrm e^{0{,}08} est le coefficient multiplicateur d’une période dans ce modèle.

Fiche 03 / 06

Corrections des exercices 4 et 5 : dérivée et inégalité

Correction 4 — Dérivées et variations directes

a) Pour f(x)=e−2x+3f(x)=\mathrm e^{-2x+3}, l’exposant est u(x)=−2x+3u(x)=-2x+3, de dérivée u′(x)=−2u'(x)=-2. Donc f′(x)=−2e−2x+3.\boxed{f'(x)=-2\mathrm e^{-2x+3}}. L’exponentielle est positive, donc f′(x)<0f'(x)<0 pour tout xx. La fonction ff est strictement décroissante sur ℝ\mathbb{R}.

b) Pour g(x)=(x+1)exg(x)=(x+1)\mathrm e^x, on utilise la dérivée d’un produit : g′(x)=1×ex+(x+1)×ex=(x+2)ex.\begin{aligned} g'(x)&=1\times\mathrm e^x+(x+1)\times\mathrm e^x\\ &=(x+2)\mathrm e^x. \end{aligned} Comme ex>0\mathrm e^x>0, le signe de g′(x)g'(x) est celui de x+2x+2. Ainsi, gg décroît sur ]−∞,−2]]-\infty,-2], puis croît sur [−2,+∞[[-2,+\infty[. Elle atteint son minimum en −2-2, égal à g(−2)=(−1)e−2=−e−2.g(-2)=(-1)\mathrm e^{-2}=\boxed{-\mathrm e^{-2}}.

Correction 5 — Tangente et inégalité

a) Pour f(x)=exf(x)=\mathrm e^x, f(0)=1,f′(0)=e0=1.f(0)=1, \qquad f'(0)=\mathrm e^0=1. L’équation de la tangente en 00 est donc y=f(0)+f′(0)(x−0)=x+1.y=f(0)+f'(0)(x-0)=\boxed{x+1}.

b) On pose h(x)=ex−x−1h(x)=\mathrm e^x-x-1. Son domaine est ℝ\mathbb{R} et h′(x)=ex−1.h'(x)=\mathrm e^x-1. Comme l’exponentielle est strictement croissante et vaut 11 en zéro, h′(x)<0 si x<0,h′(0)=0,h′(x)>0 si x>0.h'(x)<0\text{ si }x<0, \qquad h'(0)=0, \qquad h'(x)>0\text{ si }x>0. La fonction décroît puis croît ; son minimum est atteint en zéro. Il vaut h(0)=1−0−1=0.h(0)=1-0-1=\boxed{0}.

c) Dire que le minimum vaut zéro signifie que, pour tout réel xx, h(x)≥0⇔ex≥1+x.h(x)\geq0 \quad\Longleftrightarrow\quad \boxed{\mathrm e^x\geq1+x}. L’égalité a lieu seulement lorsque x=0x=0.

Fiche 04 / 06

Corrections des exercices 6 et 7 : limites et équations

Correction 6 — Limites et croissance comparée

a) Lorsque x→+∞x\to+\infty, 3x−1→+∞3x-1\to+\infty. Donc limx→+∞e3x−1=+∞.\boxed{\lim_{x\to+\infty}\mathrm e^{3x-1}=+\infty}.

b) Lorsque x→−∞x\to-\infty, 2x+5→−∞2x+5\to-\infty. Donc limx→−∞e2x+5=0.\boxed{\lim_{x\to-\infty}\mathrm e^{2x+5}=0}.

c) Le numérateur est un polynôme de degré 33, et l’exponentielle domine toute puissance entière positive à +∞+\infty. Ainsi limx→+∞4x3−7ex=0.\boxed{\lim_{x\to+\infty}\frac{4x^3-7}{\mathrm e^x}=0}.

d) Posons t=−xt=-x. Alors t→+∞t\to+\infty et x2ex=t2e−t=t2et.x^2\mathrm e^x=t^2\mathrm e^{-t}=\frac{t^2}{\mathrm e^t}. La croissance comparée donne donc limx→−∞x2ex=0.\boxed{\lim_{x\to-\infty}x^2\mathrm e^x=0}.

Correction 7 — Équations et inéquations

a) L’exponentielle est injective : e2x−1=e5⇔2x−1=5⇔2x=6⇔x=3.\begin{aligned} \mathrm e^{2x-1}=\mathrm e^5 &\Longleftrightarrow 2x-1=5\\ &\Longleftrightarrow 2x=6\\ &\Longleftrightarrow \boxed{x=3}. \end{aligned}

b) Comme l’exponentielle est croissante, e−3x+2≥e−4⇔−3x+2≥−4⇔−3x≥−6⇔x≤2.\begin{aligned} \mathrm e^{-3x+2}\geq\mathrm e^{-4} &\Longleftrightarrow -3x+2\geq-4\\ &\Longleftrightarrow -3x\geq-6\\ &\Longleftrightarrow \boxed{x\leq2}. \end{aligned} La dernière division par −3-3 inverse le sens.

c) On commence par isoler l’exponentielle : 3ex+1=12⇔ex+1=4⇔x+1=ln⁡(4)⇔x=ln⁡(4)−1.\begin{aligned} 3\mathrm e^{x+1}=12 &\Longleftrightarrow \mathrm e^{x+1}=4\\ &\Longleftrightarrow x+1=\ln(4)\\ &\Longleftrightarrow \boxed{x=\ln(4)-1}. \end{aligned} Avec ln⁡(4)≈1,3863\ln(4)\approx1{,}3863, x≈0,386.\boxed{x\approx0{,}386}. L’unicité vient de la stricte croissance de l’exponentielle. Si le logarithme n’a pas encore été étudié, la calculatrice permet d’encadrer cette unique solution, mais ne donne pas la transformation exacte à elle seule.

Fiche 05 / 06

Corrections des exercices 8 à 10 : études et modèles

Correction ?

8 – Étude de la fonction xe−xx\mathrm e^{-x} a) La fonction est définie sur ℝ\mathbb{R}. Avec la dérivée d’un produit, f′(x)=1×e−x+x×(−e−x)=(1−x)e−x.\begin{aligned} f'(x)&=1\times\mathrm e^{-x}+x\times(-\mathrm e^{-x})\\ &=(1-x)\mathrm e^{-x}. \end{aligned} Ainsi f′(x)=(1−x)e−x\boxed{f'(x)=(1-x)\mathrm e^{-x}}.

b) Comme e−x>0\mathrm e^{-x}>0, le signe de f′(x)f'(x) est celui de 1−x1-x : f′(x)>0 si x<1,f′(1)=0,f′(x)<0 si x>1.f'(x)>0\text{ si }x<1, \qquad f'(1)=0, \qquad f'(x)<0\text{ si }x>1. La fonction croît sur ]−∞,1]]-\infty,1], puis décroît sur [1,+∞[[1,+\infty[.

c) Lorsque x→−∞x\to-\infty, posons t=−xt=-x. Alors xe−x=(−t)et→−∞.x\mathrm e^{-x}=(-t)\mathrm e^t\longrightarrow-\infty. Lorsque x→+∞x\to+\infty, xe−x=xex→0x\mathrm e^{-x}=\frac{x}{\mathrm e^x}\longrightarrow0 par croissance comparée. Donc limx→−∞f(x)=−∞,limx→+∞f(x)=0.\boxed{\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty, \qquad \lim_{x\to+\infty}f(x)=0}.

d) Le maximum est atteint en x=1x=1 : f(1)=1×e−1=1e.f(1)=1\times\mathrm e^{-1}=\boxed{\frac1{\mathrm e}}.

Correction 9 — Problème : une population modélisée

a) Au début, t=0t=0 : P(0)=2000e0=2000 bactéries.P(0)=2000\mathrm e^0=\boxed{2000\text{ bactéries}}. Après quatre heures, P(4)=2000e0,06×4=2000e0,24≈2000×1,27125≈2542,5 bactéries.\begin{aligned} P(4)&=2000\mathrm e^{0{,}06\times4}\\ &=2000\mathrm e^{0{,}24}\\ &\approx2000\times1{,}27125\\ &\approx\boxed{2542{,}5\text{ bactéries}}. \end{aligned}

b) On dérive : P′(t)=0,06×2000e0,06t.P'(t)=0{,}06\times2000\mathrm e^{0{,}06t}. Les deux facteurs sont positifs, donc P′(t)>0P'(t)>0. La population est strictement croissante.

c) P(12)=2000e0,72≈2000×2,05443≈4109 bactéries.\begin{aligned} P(12)&=2000\mathrm e^{0{,}72}\\ &\approx2000\times2{,}05443\\ &\approx\boxed{4109\text{ bactéries}}. \end{aligned} Selon le nombre de chiffres conservés par la calculatrice, e0,72≈2,0544\mathrm e^{0{,}72}\approx2{,}0544, ce qui donne environ 41094109.

d) Le dépassement de 30003000 correspond à 2000e0,06t>3000⇔e0,06t>1,5⇔0,06t>ln⁡(1,5)⇔t>ln⁡(1,5)0,06.\begin{aligned} 2000\mathrm e^{0{,}06t}>3000 &\Longleftrightarrow \mathrm e^{0{,}06t}>1{,}5\\ &\Longleftrightarrow 0{,}06t>\ln(1{,}5)\\ &\Longleftrightarrow t>\frac{\ln(1{,}5)}{0{,}06}. \end{aligned} Comme ln⁡(1,5)≈0,4055\ln(1{,}5)\approx0{,}4055, t>0,40550,06≈6,8.t>\frac{0{,}4055}{0{,}06}\approx6{,}8. La population dépasse donc 30003000 bactéries après environ 6,8 heures\boxed{6{,}8\text{ heures}}.

Correction 10 — Synthèse : décroissance et seuil

a) C(0)=90e0=90 mg/L.C(0)=90\mathrm e^0=\boxed{90\text{ mg/L}}. La dérivée est C′(t)=−0,25×90e−0,25t.C'(t)=-0{,}25\times90\mathrm e^{-0{,}25t}. Comme C(t)=90e−0,25tC(t)=90\mathrm e^{-0{,}25t}, on peut écrire C′(t)=−0,25C(t).\boxed{C'(t)=-0{,}25C(t)}. La fonction vérifie donc l’équation différentielle y′=−0,25yy'=-0{,}25y.

b) Pour tout tt, 90e−0,25t>090\mathrm e^{-0{,}25t}>0. Le coefficient −0,25-0{,}25 est négatif, donc C′(t)<0C'(t)<0. La concentration est strictement décroissante.

De plus, lorsque t→+∞t\to+\infty, −0,25t→−∞-0{,}25t\to-\infty, donc limt→+∞C(t)=0.\boxed{\lim_{t\to+\infty}C(t)=0}.

c) On cherche 90e−0,25t≤20⇔e−0,25t≤29⇔−0,25t≤ln⁡(29)⇔t≥ln⁡(2/9)−0,25⇔t≥ln⁡(9/2)0,25.\begin{aligned} 90\mathrm e^{-0{,}25t}\leq20 &\Longleftrightarrow \mathrm e^{-0{,}25t}\leq\frac29\\ &\Longleftrightarrow -0{,}25t\leq\ln\left(\frac29\right)\\ &\Longleftrightarrow t\geq\frac{\ln(2/9)}{-0{,}25}\\ &\Longleftrightarrow t\geq\frac{\ln(9/2)}{0{,}25}. \end{aligned} La division par −0,25-0{,}25 inverse le sens de l’inégalité. Avec ln⁡(9/2)≈1,5041\ln(9/2)\approx1{,}5041, t≥1,50410,25≈6,0.t\geq\frac{1{,}5041}{0{,}25}\approx6{,}0. L’instant exact est environ 6,0166{,}016 heures ; au dixième, t≈6,0 heures\boxed{t\approx6{,}0\text{ heures}}.

d) La concentration devient inférieure ou égale à 2020 milligrammes par litre à partir d’environ six heures après la prise, et reste ensuite inférieure à ce seuil puisque le modèle est décroissant.

Fiche 06 / 06

Corrections du rappel différé

Correction R1

e3e−5=e3−5=e−2.\begin{aligned} \mathrm e^3\mathrm e^{-5} &=\mathrm e^{3-5}\\ &=\boxed{\mathrm e^{-2}}. \end{aligned} Une exponentielle est toujours strictement positive : le résultat est positif.

Correction R2

L’exposant est u(x)=4x+1u(x)=4x+1, donc u′(x)=4u'(x)=4. Par la formule de composition, f′(x)=4e4x+1.\boxed{f'(x)=4\mathrm e^{4x+1}}.

Correction R3

Par injectivité de l’exponentielle, ex−2=e3⇔x−2=3⇔x=5.\begin{aligned} \mathrm e^{x-2}=\mathrm e^3 &\Longleftrightarrow x-2=3\\ &\Longleftrightarrow \boxed{x=5}. \end{aligned}

Correction R4

Le numérateur est un polynôme de degré 22, tandis que l’exponentielle domine toute puissance entière positive à +∞+\infty. Donc limx→+∞x2+1ex=0.\boxed{\lim_{x\to+\infty}\frac{x^2+1}{\mathrm e^x}=0}.

Correction R5

Dans M(t)=40e−0,1tM(t)=40\mathrm e^{-0{,}1t}, le coefficient −0,1-0{,}1 est négatif. Lorsque tt augmente, l’exposant diminue, donc le modèle décrit une décroissance. La valeur initiale est M(0)=40e0=40.M(0)=40\mathrm e^0=\boxed{40}.

Point de méthodePour vérifier une correction, ne compare pas seulement le résultat final : repère la propriété utilisée, le signe des facteurs et l’unité du résultat. Une formule juste, appliquée dans un mauvais contexte, peut conduire à une conclusion incorrecte.