Vocabulaire ensembliste et

Terminale · Spécialité mathématiques · Chapitre 18

Vocabulaire ensembliste et logique.
Lire précisément les objets

Lire précisément les objets et les phrases mathématiques.

Commencer le diagnosticCours · exercices · ateliersÀ ton rythme

Objectifs

  • Utiliser correctement appartenance, inclusion, réunion, intersection, complémentaire et intervalles.
  • Décrire des couples, des triplets, des produits cartésiens et des fonctions.
  • Traduire une phrase en proposition, la nier et utiliser « et », « ou » et les quantificateurs.
  • Distinguer implication, réciproque, contraposée, équivalence, condition nécessaire et condition suffisante.

Cadre du cours. On vise la session 2027 du baccalauréat général, spécialité mathématiques. Le programme de référence est celui du Bulletin officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019. Ce vocabulaire est transversal : il doit être utilisé dans les autres chapitres, pas mémorisé comme une liste isolée. Les exercices sont créés pour ce cours et ne sont pas des sujets officiels.

Organisation conseillée. Prévoir cinq séances de 35 à 45 minutes :

  1. diagnostic, ensembles et intervalles ;

  2. n-uplets, produits cartésiens et fonctions ;

  3. propositions, connecteurs et négations ;

  4. implications et stratégies de preuve ;

  5. récurrence, exercices de synthèse et rappel différé.

Fiche 01 / 08

Avant de commencer : diagnostic et rappels

Durée : 12 minutes, sans calculatrice. Le but est de repérer les symboles qui demandent un rappel.

  1. Pour E={1,2,4}E=\{1,2,4\}, dire si 2∈E2\in E et si 3∈E3\in E.

  2. Dire si {1,2}⊆E\{1,2\}\subseteq E.

  3. Traduire x∈[1,4[x\in[1,4[ en inégalités.

  4. Avec A={1,2,3}A=\{1,2,3\} et B={3,4}B=\{3,4\}, déterminer A∩BA\cap B et A∪BA\cup B.

  5. Nier la phrase « x≥2x\geq2 ».

  6. La proposition « si un entier est divisible par 44, alors il est pair » est-elle vraie ? Sa réciproque est-elle vraie ?

Corrections du diagnostic →

Rappels ciblés

Les accolades décrivent un ensemble, et ∈\in se lit « appartient à ». Le symbole ⊆\subseteq compare deux ensembles : A⊆BA\subseteq B signifie que tout élément de AA appartient à BB. On ne compare pas un élément et un ensemble avec le même symbole.

Une proposition est une phrase qui peut être vraie ou fausse. Une implication « si PP, alors QQ » ne dit pas que PP est réalisée ; elle dit que toute réalisation de PP entraîne QQ.

À retenirLire les symboles en mots avant de calculer : ∈\in compare un élément à un ensemble, ⊆\subseteq compare deux ensembles, et ∩\cap ou ∪\cup produisent de nouveaux ensembles. Pour une phrase logique, identifier l’hypothèse, la conclusion et la négation demandée.

Fiche 02 / 08

1. Ensembles, opérations et intervalles

Éléments et sous-ensembles

Un ensemble est une collection d’objets. On écrit E={1,2,4}E=\{1,2,4\}. L’ordre d’écriture n’a pas d’importance et un élément n’est pas répété : {1,2,4}={4,2,1},{1,1,2}={1,2}.\{1,2,4\}=\{4,2,1\},\qquad \{1,1,2\}=\{1,2\}. L’ensemble vide est noté ⌀\varnothing. Une partie AA de EE est un sous-ensemble, noté A⊆EA\subseteq E, si chaque élément de AA est dans EE.

Réunion, intersection et complémentaire

Pour AA et BB : A∪B={x∣x∈A ou x∈B},A∩B={x∣x∈A et x∈B}.\begin{aligned} A\cup B&=\{x\mid x\in A\text{ ou }x\in B\},\\ A\cap B&=\{x\mid x\in A\text{ et }x\in B\}. \end{aligned} Le « ou » inclusif autorise un élément appartenant aux deux ensembles. Si A⊆EA\subseteq E, le complémentaire de AA dans EE est A¯=E\A={x∈E∣x∉A}.\overline A=E\setminus A=\{x\in E\mid x\notin A\}.

EABA ∩ BA ∪ B : tout ce qui est dans A ou dans B
Figure 1. Dans l'univers E, l'intersection est la zone commune ; le complémentaire est à l'extérieur de l'ensemble considéré.

Exemple entièrement détaillé

Prenons E={1,2,3,4,5,6},A={1,2,3,4},B={3,4,5}.E=\{1,2,3,4,5,6\},\quad A=\{1,2,3,4\},\quad B=\{3,4,5\}.

  1. Les éléments communs sont 33 et 44, donc A∩B={3,4}.A\cap B=\{3,4\}.

  2. En rassemblant sans répétition, on obtient A∪B={1,2,3,4,5}.A\cup B=\{1,2,3,4,5\}.

  3. Les éléments de EE absents de AA sont 55 et 66, donc A¯=E\A={5,6}.\overline A=E\setminus A=\{5,6\}.

La phrase « 5∈A¯5\in\overline A » est vraie, alors que « 2∈A¯2\in\overline A » est fausse.

Ensembles de nombres et intervalles

Les notations usuelles sont ℕ⊆ℤ⊆𝔻⊆ℚ⊆ℝ,\mathbb{N}\subseteq\mathbb{Z}\subseteq\mathbb{D}\subseteq\mathbb{Q}\subseteq\mathbb{R}, où 𝔻\mathbb{D} désigne les nombres décimaux et ℚ\mathbb{Q} les nombres rationnels. Les crochets indiquent si une borne est incluse : [a,b]={x∈ℝ∣a≤x≤b},]a,b[={x∈ℝ∣a<x<b}.[a,b]=\{x\in\mathbb{R}\mid a\leq x\leq b\},\qquad ]a,b[=\{x\in\mathbb{R}\mid a<x<b\}. Un crochet tourné vers l’extérieur signifie que la borne n’est pas incluse : [a,b[[a,b[ signifie a≤x<ba\leq x<b. On peut écrire une réunion d’intervalles pour décrire plusieurs zones.

Fiche 03 / 08

2. Couples, produits cartésiens et fonctions

N-uplets et produit cartésien

Un couple (x,y)(x,y) est ordonné : en général (x,y)≠(y,x)(x,y)\neq(y,x). Le produit cartésien A×BA\times B est l’ensemble des couples dont le premier élément vient de AA et le second de BB : A×B={(x,y)∣x∈A et y∈B}.A\times B=\{(x,y)\mid x\in A\text{ et }y\in B\}. Un triplet (x,y,z)(x,y,z), puis un nn-uplet, ordonne de la même manière plusieurs composantes.

Exemple entièrement détaillé

Si A={1,2}A=\{1,2\} et B={a,b,c}B=\{a,b,c\}, alors A×B={(1,a),(1,b),(1,c),(2,a),(2,b),(2,c)}.A\times B=\{(1,a),(1,b),(1,c),(2,a),(2,b),(2,c)\}. Il y a 2×3=62\times3=6 couples. En revanche, B×AB\times A contient des couples comme (a,1)(a,1), qui ne sont pas les mêmes objets.

Fonction, image et antécédent

Une fonction ff de AA vers BB associe à chaque élément xx de AA une unique image f(x)f(x) dans BB. L’ensemble AA est le domaine de départ et BB l’ensemble d’arrivée.

On peut lire une fonction comme un ensemble de couples {(x,f(x))∣x∈A}⊆A×B.\{(x,f(x))\mid x\in A\}\subseteq A\times B. Un élément de BB peut ne posséder aucun antécédent, ou plusieurs. La fonction est injective si deux antécédents différents n’ont jamais la même image, et surjective si tout élément de BB a au moins un antécédent. Elle est bijective si elle est à la fois injective et surjective : chaque élément de BB a alors exactement un antécédent.

Composition

Si f:A→Bf:A\to B et g:B→Cg:B\to C, on peut composer : (g∘f)(x)=g(f(x)).(g\circ f)(x)=g(f(x)). On applique ff en premier, puis gg. L’ordre est important.

À toi de manipuler

Intervalles et inégalités

Déplace les bornes a et b de l’intervalle.

Figure interactive
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Fiche 04 / 08

3. Propositions, connecteurs et négations

Proposition et variables

Une proposition est une phrase à laquelle on peut attribuer vrai ou faux. Par exemple, PP : « 77 est premier » est vraie. Une phrase comme « x>2x>2 » dépend de la valeur de xx ; elle devient une proposition lorsqu’on précise xx, ou lorsqu’on la quantifie.

Les connecteurs se lisent :

  • PP et QQ : les deux propositions sont vraies ;

  • PP ou QQ : au moins l’une des deux est vraie ;

  • non PP, noté parfois ¬P\neg P : PP est fausse.

PP QQ PP et QQ PP ou QQ
V V V V
V F F V
F V F V
F F F F

Nier correctement

Nier une proposition signifie construire une proposition vraie exactement lorsque la première est fausse : non(P et Q)=non P ou non Q,\text{non}(P\text{ et }Q) =\text{non }P\text{ ou non }Q, non(P ou Q)=non P et non Q.\text{non}(P\text{ ou }Q) =\text{non }P\text{ et non }Q. Pour les inégalités : non(x≥2)⇔x<2,non(x>2)⇔x≤2.\text{non}(x\geq2)\Longleftrightarrow x<2,\qquad \text{non}(x>2)\Longleftrightarrow x\leq2. Les bornes changent donc de stricteté.

Quantificateurs

« Pour tout réel xx, P(x)P(x) » se note ∀x∈ℝ,P(x)\forall x\in\mathbb{R},\ P(x). « Il existe un réel xx tel que P(x)P(x) » se note ∃x∈ℝ,P(x)\exists x\in\mathbb{R},\ P(x). Les symboles sont utiles, mais le programme demande surtout de savoir lire et écrire ces phrases en français.

La négation inverse le quantificateur : non(∀x,P(x))⇔∃x,non P(x),\text{non}\bigl(\forall x,\ P(x)\bigr) \Longleftrightarrow\exists x,\ \text{non }P(x), non(∃x,P(x))⇔∀x,non P(x).\text{non}\bigl(\exists x,\ P(x)\bigr) \Longleftrightarrow\forall x,\ \text{non }P(x). Pour réfuter « pour tout », un seul contre-exemple suffit. Pour prouver « pour tout », il faut un raisonnement qui couvre tous les cas.

Fiche 05 / 08

4. Implication, équivalence et conditions

Implication et réciproque

L’implication P⇒QP\Longrightarrow Q signifie : si PP est vraie, alors QQ est vraie. Pour montrer qu’une implication est fausse, il suffit de trouver un exemple où PP est vraie et QQ fausse.

La réciproque est Q⇒PQ\Longrightarrow P. Elle n’est pas automatiquement vraie. La contraposée est non Q⇒non P\text{non }Q\Longrightarrow\text{non }P, et elle est toujours équivalente à l’implication initiale.

Exemple entièrement détaillé

Soit nn un entier.

Implication. Si nn est divisible par 44, alors nn est pair. En effet, n=4k=2(2k)n=4k=2(2k) pour un entier kk, donc nn est divisible par 22.

Réciproque. « Si nn est pair, alors nn est divisible par 44 » est fausse : n=2n=2 est pair mais n’est pas divisible par 44.

Contraposée. La contraposée est « si nn n’est pas pair, alors nn n’est pas divisible par 44 ». Elle est vraie et équivalente à l’implication initiale.

Nécessaire, suffisant et équivalence

Dans P⇒QP\Longrightarrow Q :

  • PP est une condition suffisante de QQ ;

  • QQ est une condition nécessaire de PP.

Une équivalence P⇔QP\Longleftrightarrow Q signifie les deux implications P⇒QP\Longrightarrow Q et Q⇒PQ\Longrightarrow P. Pour la démontrer, on peut faire deux sens séparés ou transformer une égalité par une suite d’équivalences justifiées.

Raisonnements usuels

  • Disjonction des cas : séparer des cas qui couvrent toutes les possibilités, puis conclure dans chaque cas.

  • Contraposée : remplacer P⇒QP\Longrightarrow Q par sa contraposée lorsque la négation est plus facile.

  • Absurde : supposer la conclusion fausse et obtenir une contradiction avec les hypothèses.

  • Contre-exemple : une proposition universelle fausse est réfutée par un seul exemple.

Fiche 06 / 08

5. Démonstration par récurrence

L’idée

Pour montrer qu’une propriété P(n)P(n) est vraie pour tout entier n≥n0n\geq n_0, on procède en deux étapes :

  1. Initialisation : vérifier P(n0)P(n_0).

  2. Hérédité : montrer que, pour un entier k≥n0k\geq n_0, si P(k)P(k) est vraie alors P(k+1)P(k+1) est vraie.

On conclut que P(n)P(n) est vraie pour tout n≥n0n\geq n_0. L’hypothèse P(k)P(k) sert uniquement à démontrer l’étape suivante : elle n’est pas une égalité à résoudre.

Exemple entièrement détaillé

Montrons, pour tout n≥1n\geq1, que 1+2+⋯+n=n(n+1)2.1+2+\cdots+n=\frac{n(n+1)}2. On appelle P(n)P(n) cette égalité.

Initialisation. Pour n=1n=1, 1=1(1+1)2=1.1=\frac{1(1+1)}2=1. La propriété P(1)P(1) est vraie.

Hérédité. Supposons P(k)P(k) vraie pour un entier k≥1k\geq1 : 1+2+⋯+k=k(k+1)2.1+2+\cdots+k=\frac{k(k+1)}2. Alors 1+2+⋯+k+(k+1)=k(k+1)2+(k+1)=(k+1)(k2+1)=(k+1)(k+2)2.\begin{aligned} 1+2+\cdots+k+(k+1) &=\frac{k(k+1)}2+(k+1)\\ &=(k+1)\left(\frac{k}{2}+1\right)\\ &=\frac{(k+1)(k+2)}2. \end{aligned} C’est exactement la formule au rang k+1k+1. La propriété est héréditaire.

Conclusion. La formule est vraie pour tout entier n≥1n\geq1.

À retenirUne implication ne permet pas d’inverser automatiquement la conclusion. Pour une preuve par récurrence, écrire les trois mots initialisation, hérédité, conclusion, et remplacer chaque étape par un calcul justifié.

Fiche 07 / 08

6. Exercices gradués

Les corrections détaillées sont dans le fascicule séparé.

Exercice 1 — Appartenance et inclusion

Compétence : distinguer ∈\in et ⊆\subseteq. Pour E={0,1,2,3}E=\{0,1,2,3\} et A={0,2}A=\{0,2\}, dire si les phrases suivantes sont vraies ou fausses : 2∈E,4∈E,A⊆E,2⊆E.2\in E,\quad 4\in E,\quad A\subseteq E,\quad 2\subseteq E.

Indice

Le symbole ∈\in attend un élément à gauche ; le symbole ⊆\subseteq attend un ensemble à gauche.

Exercice 2 — Opérations sur les ensembles

Compétence : calculer réunion, intersection et complémentaire. Dans E={1,2,3,4,5}E=\{1,2,3,4,5\}, A={1,2,4}A=\{1,2,4\} et B={2,3,4}B=\{2,3,4\}, calculer A∩BA\cap B, A∪BA\cup B et B¯\overline B.

Indice

Liste séparément les éléments communs, puis tous les éléments sans répétition, enfin ceux de EE qui ne sont pas dans BB.

Exercice 3 — Intervalles

Compétence : traduire une notation. Écrire sous forme d’inégalités puis représenter sur une droite graduée l’ensemble I=]−2,3]I=]-2,3]. Décrire aussi son complémentaire dans ℝ\mathbb{R}.

Indice

La borne −2-2 est exclue et 33 est incluse. Le complémentaire contient les valeurs à gauche de −2-2 et strictement après 33.

Exercice 4 — Produit cartésien

Compétence : énumérer des couples ordonnés. Pour A={0,1}A=\{0,1\} et B={a,b}B=\{a,b\}, écrire A×BA\times B et B×AB\times A. Combien d’éléments chaque produit contient-il ?

Indice

Le premier élément vient du premier ensemble, le second du deuxième.

Exercice 5 — Négation

Compétence : nier une proposition composée. Nier chacune des phrases :

  1. x∈[1,4]x\in[1,4] ;

  2. x>0x>0 et y≤2y\leq2 ;

  3. Pour tout entier nn, n2≥0n^2\geq0.

Indice

Remplace « et » par « ou » dans la négation de la phrase b), et « pour tout » par « il existe » dans la phrase c).

Exercice 6 — Implication et contraposée

Compétence : reconnaître une implication fausse et sa contraposée. On considère : « Si un entier nn est multiple de 66, alors il est multiple de 33. »

  1. Justifier l’implication.

  2. Écrire sa réciproque et donner un contre-exemple si elle est fausse.

  3. Écrire sa contraposée.

Indice

Écris un multiple de 66 sous la forme 6k6k. Pour la réciproque, cherche un multiple de 33 qui n’est pas multiple de 66.

Exercice 7 — Conditions

Compétence : distinguer nécessaire et suffisante. Pour un réel xx, on pose PP : « x=2x=2 » et QQ : « x2=4x^2=4 ». Dire si PP est suffisante de QQ, si QQ est nécessaire de PP, et si QQ est suffisante de PP.

Indice

Teste aussi x=−2x=-2 pour savoir si x2=4x^2=4 impose x=2x=2.

Exercice 8 — Disjonction des cas

Compétence : raisonner sur la parité. Montrer que le carré d’un entier est pair ou impair, et que les deux cas correspondent respectivement à un carré pair ou impair.

Indice

Un entier est soit de la forme 2k2k, soit de la forme 2k+12k+1. Étudie les deux carrés.

Exercice 9 — Récurrence

Compétence : rédiger une preuve par récurrence. Montrer que, pour tout n≥1n\geq1, 1+3+5+⋯+(2n−1)=n2.1+3+5+\cdots+(2n-1)=n^2.

Indice

Initialise à n=1n=1, puis ajoute le terme suivant 2(k+1)−1=2k+12(k+1)-1=2k+1 à l’hypothèse de rang kk.

Exercice 10 — Synthèse logique

Compétence : choisir une méthode et rédiger. On affirme : « Pour tout réel xx, si x2=9x^2=9, alors x=3x=3. »

  1. Cette implication est-elle vraie ? Justifier.

  2. Écrire sa négation.

  3. Proposer une implication vraie utilisant x2=9x^2=9.

Indice

Cherche les deux solutions de x2=9x^2=9. La négation d’une affirmation universelle est une existence.

Fiche 08 / 08

Bilan et rappel différé

Erreurs fréquentes

  • Écrire 2⊆E2\subseteq E au lieu de 2∈E2\in E.

  • Confondre l’intersection (« et ») et la réunion (« ou »).

  • Inclure une borne d’intervalle malgré un crochet ouvert.

  • Inverser une implication sans vérifier sa réciproque.

  • Prendre un exemple favorable comme preuve d’une affirmation universelle.

  • Nier « et » en gardant « et », ou nier « pour tout » sans introduire un contre-exemple.

  • Faire une récurrence sans initialisation ou sans utiliser explicitement l’hypothèse de rang kk.

Auto-évaluation

▫\square Je sais lire ∈\in, ⊆\subseteq, ∩\cap, ∪\cup et le complémentaire.
▫\square Je sais traduire un intervalle et son complémentaire.
▫\square Je sais décrire un produit cartésien et une fonction.
▫\square Je sais nier une proposition avec « et », « ou » et « pour tout ».
▫\square Je sais distinguer implication, réciproque et contraposée.
▫\square Je sais rédiger une preuve par cas ou par récurrence.

Rappel différé

R1. Quelle différence entre x∈Ax\in A et A⊆EA\subseteq E ?

R2. Nier « x≤3x\leq3 et x>−1x>-1 ».

R3. Donner un contre-exemple à l’implication « si x2=4x^2=4, alors x=2x=2 ».

R4. Quelles sont les deux étapes indispensables d’une récurrence avant la conclusion ?

En cas de blocage. Réécrire la phrase en français courant, entourer les mots « tout », « existe », « et », « ou », « si », « alors », puis traduire un seul symbole à la fois.

Cadre et références

Hypothèse de travail : terminale générale, spécialité mathématiques, session 2027 supposée ; l’échéance exacte reste à confirmer. Les exercices sont des créations pédagogiques ; ils ne sont pas présentés comme des sujets officiels.

Programme de référence : programme de spécialité de terminale, Bulletin officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019.

Le programme publié au Bulletin officiel no 14 du 2 avril 2026 s’appliquera en terminale à partir de la rentrée 2027–2028 ; il est signalé ici sans être utilisé.

Les pages du Bulletin officiel ont renvoyé une erreur HTTP 403 lors de la vérification du 3 octobre 2026 ; le cadre repris est celui déjà présent dans les fascicules LaTeX du chapitre.