Lire et écrire une suite définie par une formule, une relation de récurrence, un tableau ou un algorithme.
Reconnaître, étudier et modéliser une suite arithmétique ou géométrique.
Utiliser une somme, un sens de variation ou un raisonnement par récurrence pour justifier une réponse.
Conjecturer puis déterminer la limite d’une suite dans des situations simples et rechercher un seuil.
Cadre du cours. Ce fascicule réunit les rappels structurants de première et les approfondissements de terminale autour des suites. Pour une élève qui prépare la session 2027, le programme de référence de la terminale est celui du Bulletin officiel spécial no 8 du 25 juillet 2019. Il comprend notamment le raisonnement par récurrence, les limites de suites, les comparaisons et le comportement des suites géométriques. Le programme publié au Bulletin officiel no 14 du 2 avril 2026 s’appliquera à la terminale à partir de la rentrée 2027–2028 ; il est signalé ici pour éviter une confusion entre les deux textes. Les exercices de ce fascicule sont créés pour l’apprentissage et ne sont pas des sujets officiels.
Organisation conseillée. Prévoir cinq séances de 35 à 45 minutes, avec une pause courte si nécessaire :
diagnostic, vocabulaire et calcul des termes ;
suites arithmétiques, géométriques et sommes ;
variations et raisonnement par récurrence ;
limites, comparaison et suites récurrentes ;
modélisation, algorithme de seuil et exercice de synthèse.
Les exercices se trouvent dans ce fascicule avec leurs indices. Les corrections détaillées sont dans le fascicule séparé corrections.pdf. Essaie d’abord seule, consulte l’indice si nécessaire, puis seulement la correction.
Fiche 01 / 10
Avant de commencer : diagnostic et rappels
Durée indicative : 12 à 15 minutes, sans note et sans calculatrice. Ce diagnostic sert à repérer les gestes à reprendre, pas à attribuer une note. Si une question bloque, écrire simplement « à revoir » et continuer. Les réponses sont dans le fascicule séparé des corrections.
Calculer en respectant les priorités opératoires : .
Calculer et simplifier : .
Calculer et . Que devient le signe quand on élève un nombre négatif à une puissance impaire ?
Résoudre l’équation .
Un prix de euros augmente de . Quel est le coefficient multiplicateur et quel est le nouveau prix ?
On définit , pour . Calculer et .
On définit et . Calculer .
Pour chaque liste, les différences entre termes consécutifs sont-elles constantes ? Les rapports le sont-ils ?
Priorités opératoires. On effectue d’abord les parenthèses, puis les puissances, les multiplications et divisions, et enfin les additions et soustractions. À priorité égale, on lit de gauche à droite :
Fractions. Pour additionner ou soustraire, on utilise un même dénominateur :
Pourcentage. Une hausse de correspond au coefficient . Une baisse de correspond au coefficient . Ainsi, une hausse de multiplie par :
Nombres naturels et rangs. Dans ce cours, on prend . Le nombre est le rang et est le terme de rang . Certains énoncés commencent à ; il faut alors respecter l’indexation donnée.
À retenirAvant de calculer un terme, repérer son rang et la façon dont la suite est définie. Une formule comme se calcule directement ; une relation comme demande de connaître le terme précédent.
Fiche 02 / 10
1. Comprendre une suite
L’idée essentielle : une évolution par étapes
Une suite sert à décrire une quantité observée à des instants séparés : le nombre de personnes inscrites chaque mois, le capital à la fin de chaque année, ou le nombre de cases d’une figure quand on ajoute une étape. Les instants sont numérotés par des nombres naturels. On étudie donc une évolution discrète, faite de valeurs isolées, et non toutes les valeurs intermédiaires.
Par exemple, si une cagnotte contient euros au départ et reçoit euros chaque semaine, on peut noter la somme après semaines : La suite donne une valeur pour chaque rang.
Figure 1. La représentation graphique d’une suite est un nuage de points (n ; un). On ne relie pas les points : les rangs sont discrets.
Deux façons principales de définir une suite
Définition explicite. Une formule donne directement le terme de rang : Pour calculer , on remplace immédiatement par .
Définition par récurrence. On donne un premier terme et une règle qui permet de passer d’un terme au suivant : Pour calculer , on calcule successivement , puis , puis , puis . La relation de récurrence ne donne pas directement le terme demandé sans les termes précédents.
Exemple entièrement détaillé
On considère la suite définie explicitement par Pour le terme de rang , on remplace par : Pour le terme de rang , on remplace par :
Cherchons le rang du terme égal à . On traduit la question par , puis on remplace par sa formule : Comme , le terme est bien défini et vaut .
Exemple entièrement détaillé
On considère maintenant On applique la règle une fois par ligne : La relation permet de calculer les termes, mais il faut avancer rang après rang. Plus loin, nous verrons que cette suite possède aussi une formule explicite, .
Méthode
Pour calculer un terme :
écrire le rang demandé ;
vérifier si l’on dispose d’une formule explicite ou d’une relation de récurrence ;
remplacer le rang dans la formule, ou calculer les termes intermédiaires dans l’ordre ;
contrôler le résultat avec le sens de l’évolution : une hausse ne doit pas produire une valeur plus petite sans raison.
À retenirUne suite est une liste ordonnée . La notation désigne un terme ; la notation désigne la suite entière. Une formule explicite donne directement un terme, tandis qu’une récurrence permet de construire le terme suivant à partir du précédent.
À toi de manipuler
Définir une suite et calculer ses termes
Choisis une définition explicite uₙ = a·n + b ou une définition par récurrence uₙ₊₁ = uₙ + r, puis fais varier les paramètres pour voir apparaître le nuage de points.
Figure statique. Définition explicite : chaque rang n donne directement le terme uₙ.
Fiche 03 / 10
2. Suites arithmétiques : un ajout constant
Reconnaître une évolution arithmétique
Une quantité évolue de façon arithmétique lorsqu’elle reçoit toujours le même ajout, appelé la raison et noté . La définition est La différence entre deux termes consécutifs est donc constante : Un salaire qui augmente de euros chaque mois, ou une figure à laquelle on ajoute toujours carreaux, sont des exemples de croissance arithmétique.
Terme général
Si la suite commence par , alors Plus généralement, si l’on connaît le terme , alors On ajoute la raison autant de fois qu’il y a de passages du rang au rang .
Exemple entièrement détaillé
On considère une suite arithmétique telle que et . Les premiers termes permettent de comprendre la formule : Au rang , on a ajouté exactement fois : Par exemple, La formule est contrôlée par la relation de récurrence :
Sens de variation
La raison suffit à déterminer le sens de variation : En effet, . Le signe de cette différence dit si l’on monte, si l’on reste au même niveau ou si l’on descend.
Somme des termes
Pour une suite arithmétique, la somme des termes de à est Il y a termes. On multiplie leur nombre par la moyenne du premier et du dernier.
Exemple entièrement détaillé
Une association reçoit euros le premier mois, puis euros de plus chaque mois. On note la recette du mois de rang , avec le premier mois au rang . Ainsi, et .
La recette du sixième mois, de rang , vaut La recette totale des six premiers mois est On vérifie l’unité : on a additionné des recettes en euros, donc le résultat est en euros.
Démonstration de la formule de somme
Posons En écrivant la même somme dans l’autre ordre, En additionnant membre à membre, chaque colonne vaut : En divisant par , on obtient la formule annoncée. Le cas particulier correspond à , , :
À retenirSuite arithmétique signifie « même ajout à chaque étape » : , puis . Pour une somme, compter les termes avant d’appliquer .
Fiche 04 / 10
3. Suites géométriques : un facteur constant
Reconnaître une évolution géométrique
Une quantité évolue de façon géométrique lorsqu’elle est multipliée toujours par le même nombre, appelé la raison et noté . La définition est Lorsque les termes à comparer sont non nuls, cela revient à dire La relation de récurrence reste la définition la plus sûre, notamment lorsqu’un terme vaut zéro.
Une hausse de est une multiplication par ; une baisse de est une multiplication par . Une évolution à pourcentage constant est donc modélisée par une suite géométrique.
Terme général
Si la suite commence par , alors Plus généralement, L’exposant compte le nombre de multiplications effectuées.
Exemple entièrement détaillé
Un capital de euros augmente de chaque année. On note le capital après années.
Le coefficient multiplicateur est La situation se traduit par Il s’agit d’une suite géométrique, donc Après trois ans, En pratique, on peut annoncer environ euros si l’on arrondit au centime. Il ne faut pas remplacer une hausse de par un ajout fixe de euros : le pourcentage s’applique au capital présent à chaque étape.
Sens de variation dans le cas usuel
Lorsque et , on obtient : Pour une raison négative, les termes changent généralement de signe à chaque étape : il faut alors étudier les termes un par un et ne pas appliquer ce tableau. Par exemple, alterne entre des valeurs positives et négatives.
Somme des termes
Pour , Ainsi, pour une suite géométrique de premier terme , Si , tous les termes valent , donc la somme vaut .
Exemple entièrement détaillé
Calculons Le premier terme est , la raison est , et le dernier rang est . Il y a donc cinq termes : Le calcul direct confirme le résultat.
Démonstration de la formule de somme
Posons En multipliant par , En soustrayant, les termes intermédiaires s’annulent : Comme , on peut diviser par , ce qui donne la formule.
À retenirSuite géométrique signifie « même facteur à chaque étape » : , puis . Pour un pourcentage constant, le coefficient est en cas de hausse et en cas de baisse. La formule de somme exige de distinguer le cas .
À toi de manipuler
Ajouter une constante ou multiplier par un facteur
Compare uₙ = u₀ + n·r (arithmétique) et vₙ = u₀·qⁿ (géométrique) à partir du même premier terme. Un même écart ne produit pas la même évolution qu’un même pourcentage.
Figure statique. Arithmétique : le même ajout à chaque étape. Géométrique : le même facteur.
Fiche 05 / 10
4. Variations et représentations
Comparer deux termes consécutifs
Pour savoir si une suite est croissante ou décroissante, on compare et . Le calcul le plus général consiste à étudier
Si pour tout , la suite est croissante.
Si pour tout , la suite est décroissante.
Si le signe change, on ne peut pas conclure à une variation monotone avec cette comparaison.
Pour une suite à termes strictement positifs, on peut aussi comparer le rapport à : un rapport supérieur à signifie une hausse, un rapport entre et une baisse. Cette méthode dépend de la positivité ; avec des signes négatifs, elle peut être trompeuse.
Exemple entièrement détaillé
On considère Pour comparer deux termes consécutifs, on calcule leur différence : Pour tout , le dénominateur est positif et le numérateur est négatif. La différence est donc négative : la suite est strictement décroissante.
Lire un tableau et un graphique
Un tableau de valeurs associe chaque rang à son terme : Les différences valent toutes : les valeurs suggèrent une suite arithmétique de raison . Une liste de termes permet de faire une conjecture, mais une justification générale est nécessaire pour affirmer qu’une suite est arithmétique ou géométrique.
La représentation graphique d’une suite est le nuage de points . Il faut lire les deux axes, leurs graduations et leurs unités. Une suite arithmétique donne des points alignés sur une droite, mais l’inverse doit être interprété avec précaution : seuls les rangs naturels sont concernés.
Suite arithmétique ou géométrique ?
Pour choisir le modèle, traduire la phrase de l’énoncé :
Phrase ou situation
Modèle
« on ajoute à chaque étape » ; accroissement absolu constant
suite arithmétique :
« on multiplie par » ; taux d’évolution constant
suite géométrique :
« le terme suivant dépend d’une autre règle »
suite définie par récurrence générale : calculer ou étudier la règle
Attention au vocabulaire. Ajouter à chaque étape et augmenter de à chaque étape ne décrivent pas la même évolution. Dans le premier cas, l’écart est constant ; dans le second, le facteur est constant.
À retenirPour une variation, comparer . Pour reconnaître un modèle, chercher d’abord « même ajout » ou « même facteur ». Un tableau ou un graphique aide à conjecturer, mais une preuve porte sur tous les rangs.
Fiche 06 / 10
5. Démontrer par récurrence
Pourquoi une preuve par récurrence ?
Une affirmation peut être vraie pour les premiers rangs sans être vraie pour tous les rangs. Le raisonnement par récurrence permet de vérifier une propriété à chaque étape, comme une rangée de dominos :
Figure 2. La récurrence : une première étape et un passage valable d’un rang au suivant.
Pour prouver une propriété pour tout , on écrit trois parties :
Initialisation : vérifier (ou le premier rang de l’énoncé).
Hérédité : supposer vraie pour un rang , puis démontrer .
Conclusion : la propriété est vraie pour tout .
L’hypothèse « est vraie » n’est utilisée que pendant l’étape d’hérédité. Il faut la citer explicitement.
Exemple entièrement détaillé
On définit Montrons par récurrence que, pour tout ,
Initialisation. Pour , on sait que . Donc La propriété est vraie au rang .
Hérédité. Supposons qu’à un rang , on ait . Comme on multiplie une inégalité par le nombre positif , En ajoutant aux trois membres, Or , donc La propriété est héréditaire.
Conclusion. Par le principe de récurrence, pour tout , .
Cette propriété permet ensuite d’étudier les variations : Comme , on a . La suite est donc strictement croissante. Elle est croissante et majorée par , donc elle converge. Si sa limite est , la relation de récurrence donne La suite converge donc vers .
Méthode
Pour une suite récurrente, une preuve de majoration ou de minoration suit souvent ce plan : partir de l’encadrement supposé pour , appliquer la formule de récurrence, puis vérifier que le même encadrement est obtenu pour . Ne pas remplacer l’hérédité par la seule vérification de quelques termes.
À retenirUne récurrence complète comporte : initialisation, hérédité, conclusion. Pour étudier une suite définie par récurrence, on cherche souvent un intervalle dans lequel elle reste, puis on étudie le signe de .
À toi de manipuler
Suite récurrente et point fixe
Étudie uₙ₊₁ = a·uₙ + b. Avance étape par étape pour observer la convergence vers le point fixe ℓ = b / (1 − a) lorsque 0 < a < 1.
Figure statique. La suite se rapproche de 6 sans jamais l’atteindre.
Fiche 07 / 10
6. Limites de suites
Comprendre l’idée de limite
La limite décrit le comportement des termes quand le rang devient très grand. Dire que tend vers signifie que les termes finissent par être arbitrairement proches de . Ils n’ont pas besoin d’être égaux à , ni même de l’atteindre.
Par exemple, donne Les valeurs se rapprochent de : on écrit
On distingue trois comportements fréquents :
convergence vers un réel ;
divergence vers ou vers ;
absence de limite, par exemple lorsque les termes oscillent sans se rapprocher d’une même valeur.
Limites usuelles
Quelques résultats à connaître : Pour une puissance géométrique, le comportement dépend de : Dans le dernier cas, les valeurs absolues deviennent très grandes mais les signes alternent. Ce n’est ni une limite vers , ni une limite vers .
Par multiplication par une constante, on en déduit par exemple :
Opérations sur les limites
Si et , alors, dans les cas où l’opération a un sens, Si , alors Les expressions comme ou ne donnent pas une conclusion immédiate : il faut transformer l’expression ou utiliser une comparaison.
Exemple entièrement détaillé
Calculons la limite de On fait apparaître le terme dominant : Donc, pour tout , Comme , on a . Par conséquent, Le résultat est cohérent : pour de grandes valeurs de , le quotient des termes dominants et vaut .
Théorème des gendarmes
Si, à partir d’un certain rang, et si et tendent vers le même réel , alors La suite est « coincée » entre deux suites qui se rapprochent de la même valeur.
Exemple entièrement détaillé
On considère Comme vaut toujours ou , En divisant par , Les deux bornes tendent vers . Le théorème des gendarmes donne donc Les signes alternent, mais l’amplitude devient de plus en plus petite : l’oscillation ne suffit pas à empêcher la convergence.
Suite monotone et bornée
Un théorème important permet de conclure sans connaître immédiatement la limite : De même, toute suite décroissante et minorée converge. Une majoration est un nombre qui reste au-dessus de tous les termes ; une minoration reste en dessous. Dans l’exemple de la section précédente, est croissante et tous ses termes sont inférieurs à , donc elle converge.
Attention. Une suite croissante peut tendre vers si elle n’est pas majorée, comme . Une suite bornée n’est pas forcément convergente : est bornée mais n’a pas de limite.
Chercher la limite d’une suite récurrente
Pour une suite définie par , on peut suivre ce plan :
prouver que la suite reste dans un intervalle adapté ;
prouver qu’elle est croissante ou décroissante ;
utiliser le théorème des suites monotones et bornées ;
appeler la limite et remplacer et par dans la relation, lorsque cette opération est justifiée.
L’équation obtenue donne une valeur candidate. Les étapes précédentes restent indispensables : résoudre seulement ne prouve pas que la suite converge.
À retenirPour une limite, identifier d’abord la forme de la suite. Utiliser les limites usuelles, les opérations, un encadrement ou le théorème des gendarmes. Pour une suite récurrente, établir d’abord variation et bornes ; l’équation sur la limite vient ensuite. Une suite bornée n’est pas automatiquement convergente.
À toi de manipuler
Comportement de qⁿ selon la raison
Fais varier la raison q et le premier terme u₀ de la suite uₙ = u₀·qⁿ. Observe la limite : 0 si −1 < q < 1, u₀ si q = 1, et une divergence si q > 1.
Figure statique. Suite géométrique de raison 0,6 : convergence vers 0.
Fiche 08 / 10
7. Modéliser et rechercher un seuil
Passer d’un énoncé à une suite
Pour modéliser une évolution, on nomme précisément la quantité et son unité. On peut suivre quatre étapes :
définir : que représente-t-il et à quel rang correspond ?
traduire l’évolution d’une étape à la suivante ;
choisir une relation explicite ou une relation de récurrence ;
contrôler le premier passage avec les données de l’énoncé.
Exemple entièrement détaillé
Un compte contient euros. Il augmente de par mois. On note le solde après mois. Le coefficient multiplicateur est , donc Cherchons le premier mois où le solde atteint au moins euros. La question se traduit par Un algorithme peut calculer les termes jusqu’à ce seuil :
capital = 1000
n = 0
while capital < 1200:
capital = 1.02 * capital
n = n + 1
print(n, capital)
La boucle s’arrête au premier rang où la condition devient fausse. Avec une calculatrice, Le premier rang recherché est donc : le seuil est atteint après dix mois. Le contrôle de est important pour justifier le mot « premier ».
Un algorithme de calcul de termes
Pour une relation de récurrence, on peut conserver uniquement le dernier terme calculé :
u = u0
for k in range(1, n+1):
u = formule_de_passage(u)
print(u)
Il faut adapter la syntaxe à la calculatrice ou au langage utilisé. L’idée mathématique reste la même : initialiser au bon terme, répéter exactement le nombre de passages nécessaire, puis lire la valeur obtenue.
Erreur fréquente. Dans une boucle de seuil, si l’on augmente une quantité avant de tester la condition, le rang compté correspond au terme suivant. Il faut préciser ce que contient la variable avant la boucle et vérifier le terme juste avant l’arrêt.
À retenirUne modélisation réussie relie toujours une lettre, un rang, une unité et une règle d’évolution. Pour un seuil, l’algorithme doit fournir le premier rang satisfaisant la condition et permettre de contrôler le rang précédent.
À toi de manipuler
Rechercher un seuil par étapes
Fais varier le premier terme, le taux d’évolution et le seuil. Repère le premier rang où la suite dépasse (ou passe sous) le seuil, et vérifie toujours le rang précédent.
Figure statique. Recherche de seuil : le premier rang qui satisfait la condition, et le contrôle du rang précédent.
Fiche 09 / 10
Exercices gradués
Les exercices sont classés du plus guidé au plus autonome. Pour chacun, indique la donnée utile, la méthode choisie et une phrase de conclusion. Les corrections détaillées se trouvent dans le fascicule séparé, avec la même numérotation.
Exercice 1 — Rang et modes de génération – 6 min
On considère la suite , pour , et la suite , .
Calculer et .
Déterminer le rang tel que .
Calculer .
Préciser laquelle des deux suites est donnée explicitement et laquelle est donnée par récurrence.
Indice
Pour la question b), remplacer par . Pour la suite , appliquer la relation une fois par ligne.
Exercice 4 — Reconnaître une suite à partir de ses termes – 8 min
On observe les listes suivantes :
Pour chaque ligne, calculer les différences consécutives et, lorsque c’est possible, les rapports consécutifs.
Identifier les suites arithmétiques et géométriques.
Pour les deux suites identifiées, donner une formule de ou .
La troisième suite est-elle arithmétique ou géométrique ? Justifier.
Indice
Une différence constante caractérise le modèle arithmétique ; un rapport constant caractérise le modèle géométrique lorsque les divisions sont possibles.
Exercice 10 — Synthèse : un réservoir qui se vide – 25 min
Un réservoir contient litres d’eau au jour . Chaque jour, il perd de son contenu puis reçoit litres. On note son volume, en litres, au jour . On admet que le réservoir ne déborde pas.
Traduire l’évolution par une relation de récurrence et calculer et .
Montrer par récurrence que pour tout .
Montrer que est décroissante.
Justifier que la suite converge et noter sa limite.
En passant à la limite dans la relation de récurrence, déterminer et l’interpréter.
Indice
Après la perte, il reste . Pour la borne, vérifier que . Pour la variation, développer et utiliser la borne de la question b).
Commencer à alors que l’énoncé donne , ou compter un mauvais nombre de termes dans une somme.
Transformer une hausse de en ajout de , au lieu d’utiliser le facteur multiplicateur.
Utiliser une formule géométrique pour une suite arithmétique, ou l’inverse.
Conclure à partir de quatre ou cinq termes sans démonstration générale.
Résoudre l’équation sans avoir prouvé que la suite converge.
Dire qu’une suite bornée converge : l’exemple montre que c’est faux.
Donner un rang de seuil sans vérifier que le terme précédent ne satisfait pas encore la condition.
Auto-évaluation
Cocher une case après le travail :
Je sais...
seul(e)
avec un rappel
à reprendre
calculer un terme explicite ou récurrent
reconnaître un ajout constant et un facteur constant
calculer le terme général et une somme
rédiger initialisation, hérédité et conclusion
étudier une variation avec une différence
choisir une méthode de limite
traduire un seuil en algorithme et contrôler le rang précédent
Si un exercice bloque, revenir à cette courte procédure :
entourer la quantité étudiée, son unité et son rang initial ;
écrire les trois premières valeurs ou la première relation de passage ;
dire avec des mots si l’évolution ajoute ou multiplie ;
choisir une seule méthode et écrire la première étape ;
consulter l’indice, puis reprendre la rédaction avec ses propres phrases.
Rappel différé – à refaire quelques jours plus tard
Ces questions sont volontairement courtes. Essaie de les résoudre sans rouvrir le cours ; les réponses expliquées sont dans le fascicule des corrections.
On donne et . Calculer , puis donner la formule de .
La suite est-elle arithmétique ou géométrique ? Donner sa raison et la somme de ses quatre premiers termes.
Sans calculer beaucoup de termes, déterminer la limite de , puis expliquer pourquoi n’a pas de limite.
En une phrase, expliquer pourquoi la vérification de , et ne constitue pas une preuve par récurrence.
À retenirUne suite décrit une évolution par rangs. Même ajout : arithmétique. Même facteur : géométrique. Pour une récurrence : initialiser, transmettre, conclure. Pour une limite : reconnaître la forme, justifier l’outil, puis interpréter le résultat.
Cadre et références
Hypothèse de travail : terminale générale, spécialité mathématiques, session 2027 supposée ; l’échéance exacte reste à confirmer. Cinq séances de 35 à 45 minutes avec une pause courte sont proposées. Les exercices sont des créations pédagogiques ; ils ne sont pas présentés comme des sujets officiels.
Dans ce cours, les rangs commencent à n = 0 sauf indication contraire. Les suites sont discrètes : la représentation graphique est un nuage de points et non une courbe continue.